
Le stress bénéfique, nous le connaissons tous. C’est le défi qui stimule. C’est lui qui nous aide à passer un examen, relever un projet ou franchir un cap dans la vie. C’est le “coup d’adrénaline”, au sens propre comme au figuré, qui augmente notre vigilance et nos performances, tant physiques que mentales.
Mais comme l’athlète à la fin de l’effort, comme l’artiste après son spectacle, il est essentiel de pouvoir relâcher la pression, pour éviter la spirale vers l’épuisement. Gérer son stress, c’est donc avant tout pouvoir se déconnecter des causes de tension, qu’elles soient familiales ou professionnelles. Pouvoir sortir entre amis, prendre du repos, confier ses enfants afin de prendre du temps pour soi et échanger au sein de son couple, sont autant d’exemples.
On considère souvent que le burn-in commence lorsque l’on est en surchauffe depuis au moins un mois. Comme une batterie qui se décharge petit à petit sans jamais se recharger, notre organisme nous permet de faire face, mais nos neurotransmetteurs et hormones de résistance au stress (dopamine, cortisol) s’épuisent, et insidieusement différents voyants s’allument:Du burn-in au burn-out
Le burn-in désigne la première phase de l’épuisement professionnel. On puise dans ses réserves d’énergie face à un stress chronique, sans jamais récupérer. On est présent au travail mais épuisé, et moins productif. On parle parfois de présentéisme, pour désigner le fait d’être présent au travail alors que l’état de santé ne permet pas d’être pleinement productif.
Le burn-out (également appelé syndrome d’épuisement professionnel) désigne l’étape finale qui peut survenir si l’on n’intervient pas durant la phase de burn-in. Il s’agit d’un épuisement profond, total, qui aboutit à un arrêt de travail obligatoire, avec des symptômes similaires à ceux d’une dépression sévère, pouvant dans certains cas justifier une hospitalisation.
On considère habituellement qu’au bout de 6 mois en “surchauffe”, le risque est grand de sombrer dans le burn-out. Les symptômes sont de même nature, mais infiniment plus intenses: la fatigue devient un épuisement complet, les troubles anxieux peuvent aboutir à une dépression grave, la motivation atteint le niveau zéro et l’efficacité du patient est nulle. On parle aussi parfois de “crash allostatique” pour désigner ce moment où, face aux agressions du quotidien, notre corps et notre esprit jettent le gant.

Quelques conseils pour mieux gérer le stress…
… dès les premiers signes d’alerte
Penchez-vous sur votre style de vie: une alimentation saine, la pratique d’un exercice physique régulier, la prudence avec les excitants comme le café ou l’alcool jouent un rôle essentiel. Et pas seulement pour lutter contre le stress.
Détendez-vous: pour les uns ce sera la méditation ou la respiration profonde, pour d’autres ce sera le yoga, les massages ou une activité artistique.
Prenez du temps pour vous, déconnectez-vous des écrans omniprésents, et faites plusieurs petites pauses tous les jours.
Au travail comme dans la sphère privée, apprenez à poser des limites, parlez à une personne de confiance, ou couchez vos ressentis sur le papier.
Fixez-vous des objectifs simples et réalistes, et notez chaque jour trois points positifs.
Enfin, si le stress de perdure ou si les symptômes s’aggravent, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un professionnel de la santé.
