“J’ai tué ma mère. Un oreiller sur le visage.” C’est ainsi que commence “L’insomnie”, le nouveau roman de Tahar Ben Jelloun. L’auteur marocain était hier soir l’invité de l’Institut Pierre Werner dans le cadre du lancement du Mois de la Francophonie porté par l’Ambassade de France et l’Institut français.
Son livre est une sorte de thriller où le narrateur a trouvé un remède à ses insomnies: il tue des gens. À commencer par sa mère dont il abrège les souffrances. Peu à peu, il se mue en justicier et gagne ainsi des PCS, des points-crédit-sommeil.
Derrière l’humour, un rien glaçant, se cache un tableau satirique de la société marocaine, qui fait se rencontrer banquiers véreux, prostituées, maquereaux, voleurs et violeurs.
Prix Goncourt 1987 pour “La Nuit Sacrée”, Tahar Ben Jelloun a aussi écrit des essais pédagogiques pour enfant comme “Le racisme expliqué à ma fille”.
L’insomnie, édition Gallimard.