
L’un des freins souvent annoncé à l’achat d’un véhicule électrique est la durée de vie de la batterie. Pourtant il s’agit d’un cliché.
Une étude réalisée par Arval, portant sur 24.000 véhicules électriques connectés montre qu’à 70.000 km, la batterie conserve en moyenne 93% de sa capacité, et à 160.000 km ou après 6 ans d’usage, plus de 90%. Elle ne perd en autonomie qu’environ 1% tous les 25.000 km, une dégradation bien inférieure aux idées reçues.
De plus, un moteur électrique est prévu pour durer longtemps, jusqu’à 600.000 km, soit trois fois plus qu’un moteur essence.
L’autre excuse avancée pour ne pas passer à l’électrique c’est le prix, plus élevé. C’est vrai pour le neuf, mais sur le marché de l’occasion on trouve désormais beaucoup de voitures disponibles, et elles se vendent difficilement, ce qui tire les prix vers le bas. La revente d’un véhicule électrique prend en moyenne 161 jours, contre 139 jours pour une thermique.
D’où leur décote plus importante. Une voiture électrique perd entre 40 et 50 % de sa valeur en trois ans, contre 25 à 30 % pour une voiture thermique. C’est donc peut-être le meilleur moment pour faire des affaires. On observe que le prix moyen des électriques d’occasion flirte désormais avec celui des thermiques.
Encore marginal, le marché des véhicules électriques d’occasion commence à décoller en Europe. Les chiffres sont parcellaires pour le Luxembourg, mais si l’on regarde les annonces d’un site comme Luxauto.lu on trouvait cette semaine 727 électriques à vendre d’occasion sur 12.692 voitures. C’est moins de 6% des annonces, mais l’offre progresse d’année en année.
En France, la progression du marché de l’occasion électrique était de +30% en 2025, et cette année, on attend une hausse de 40% de l’offre avec près de 250.000 véhicules proposés.
Avec un baril de pétrole qui a passé la barre des 100 dollars ce 12 mars 2026 suite aux conflits au Proche-Orient et des prix à la pompe qui donnent envie de laisser la voiture au garage, le choix de l’électrique semble plus que jamais, une bonne affaire. Au tarif du jour au Luxembourg parcourir 100 km à bord d’une compacte thermique qui consomme 6 litres aux 100 km revient à environ 10 euros pour une essence et 11 euros pour un diesel.
À l’inverse, une électrique comparable consommant 18 kWh/100 km, rechargée à domicile à un tarif de 0,28 euro/kWh, le prix moyen constaté au Luxembourg, coûte d’environ 5 euros. Et moi qui roule en électrique, en chargeant la nuit avec un prix “heures creuses” de 0,157 euro/kWh, les 100 kilomètres me coûtent à peine 2 euros 82. Près de quatre fois moins cher qu’un diesel !
Sans oublier que ont les voitures électriques ont moins besoin que les thermiques de passer au garage. Pas d’huile, donc pas de vidange. Pas de boîte de vitesses et une conception beaucoup plus simple. Les électriques brillent par leur simplicité mécanique et comportent moins de pièces en mouvement, et moins de pièces d’usures comme l’embrayage ou les filtres à gazole.
Si le marché de l’occasion permet de passer à l’électrique pour le prix d’une voiture à essence classique, il faut tout de même faire attention à plusieurs points importants:
Passer à l’électrique, c’est changer de style de conduite. On roule propre, dans des voitures à la pointe de la technologie, silencieuses et qui ne vibrent pas. Et l’essayer, c’est l’adopter. La satisfaction globale des conducteurs de voitures électriques est très élevée. Plusieurs études montrent qu’entre 92 % et 96 % des conducteurs de voitures électriques n’envisagent pas de retour vers un modèle diesel ou à essence.