Depuis le week‑end, une armée de bénévoles et plusieurs agriculteurs de la région se relaient pour soutenir les secours et tenter de freiner la progression des flammes dans ce vaste site naturel situé à la frontière belgo‑allemande.
Parmi eux, Marcel Defrenne, membre de la Croix‑Rouge belge, est sur le terrain presque sans interruption depuis samedi soir. Avec son propre véhicule, il sillonne les différents points de contrôle pour apporter eau, café, boissons énergétiques, sandwiches et repas chauds aux équipes épuisées par des heures de travail. "La demande est énorme. Nous ramenons sans cesse de quoi boire et manger aux pompiers qui sont mobilisés depuis des heures", explique‑t‑il, incapable de dire combien de litres et de portions ont déjà été distribués.
Les habitants de la région ne restent pas en retrait. Plusieurs agriculteurs ont spontanément proposé leur aide, dont Alain Feyen, qui a engagé son tracteur dès samedi soir. Son rôle : humidifier les zones menacées pour ralentir l’avancée du feu. Avec un tonneau de 11.000 litres d’eau, il parcourt les abords de la ligne de feu et arrose les secteurs les plus exposés. "On m’a demandé si je pouvais venir aider. J’ai démarré tout de suite, pour éviter que les flammes ne se rapprochent des villages", confie‑t‑il.
La durée de l’engagement des bénévoles dépendra directement de l’évolution du brasier. Le vent, très changeant, rend la situation imprévisible et oblige chacun à une grande flexibilité. Les images impressionnantes du week‑end témoignent de l’ampleur du défi : un incendie étendu, difficile à contenir, et une solidarité locale qui ne faiblit pas.
Dans les Hautes Fagnes, la lutte continue, portée par les pompiers… mais aussi par tous ceux qui, spontanément, ont décidé de prêter main‑forte.