
Ils refusent que le qualificatif de "héros" attribué aux pompiers serve à masquer, selon eux, l’effritement du système censé protéger la population.
Les organisations rappellent que les soldats du feu ont une nouvelle fois démontré leur engagement lors des récents incendies majeurs, parfois au péril de leur santé. Mais elles dénoncent un sous‑investissement chronique depuis plus de vingt ans, qui rend de plus en plus difficile l’application de la doctrine française d’attaque rapide des feux.
Les pompiers pointent un manque de personnel, des équipements vieillissants, des véhicules insuffisants et des risques accrus pour les intervenants comme pour les habitants.
Le communiqué souligne également les conséquences des incendies récents : des milliers d’hectares détruits, des pompiers exposés à des fumées toxiques, des risques de contamination, des impacts économiques pour les territoires touchés et une pression croissante sur les services de secours.
Les syndicats demandent à l’État de prendre ses responsabilités et de garantir un financement pérenne pour la sécurité civile. Ils réclament des recrutements, la modernisation des matériels, une meilleure protection des personnels, un suivi médical renforcé et une transparence totale sur les moyens réellement disponibles. Ils insistent aussi sur la nécessité d’une coordination nationale plus efficace.
Les organisations rappellent que la solidarité exprimée par les agriculteurs, les militaires, les élus locaux, les bénévoles et les citoyens ne peut pas remplacer des moyens structurels.
"La résilience ne doit pas servir d’excuse", affirment‑elles, estimant que seule une action forte de l’État permettra de garantir la sécurité de tous.