En moins d'une semaineTrèves sous le choc après le meurtre de deux étudiants

Jeannot Ries
Leonie Nestler
adapté pour RTL Infos
Jeudi à la mi-journée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans la chapelle du campus pour rendre hommage à l’étudiante de 29 ans retrouvée morte dimanche dans son appartement. Un moment de recueillement lourd d’émotion, survenu seulement quatre jours après qu’un étudiant de 22 ans a perdu la vie lors d’une attaque au couteau.
© BIRGIT REICHERT/dpa Picture-Alliance via AFP

Trèves vit une semaine d’une rare violence. En quelques jours, deux étudiants ont été tués, plongeant la ville universitaire dans une profonde stupeur. Jeudi midi, plusieurs centaines de personnes se sont recueillies dans la chapelle du campus pour honorer la mémoire de la jeune femme de 29 ans, retrouvée morte dimanche dans son appartement du centre-ville. Elle aurait été victime d'un homicide, comme l'a annoncé lundi la police de Trèves. Selon cette dernière, sa mère avait signalé la disparition de la jeune femme de 29 ans dimanche. Lors des recherches, les secours ont ouvert la porte de son appartement, où ils ont découvert le corps.

Cette cérémonie survient à peine quatre jours après la mort de Marius Dick, 22 ans, victime d’une attaque au couteau près de l’université.

Face à la communauté, la présidente de l’Université de Trèves, Eva Martha Eckkrammer, a exprimé la douleur d’une institution frappée de plein fouet: "les pertes des derniers jours ont profondément choqué notre maison. Chacun tente de faire face à l’incompréhensible".

An dëser Strooss zu Tréier soll sech d'Wunneng befannen, an där déi 29 Joer al Studentin dout fonnt gouf.
© Jeannot Ries

Le premier drame remonte au 15 juillet: l’auteur présumé de l’attaque au couteau a été arrêté et sera jugé. Le second, survenu le 19 juillet, reste entouré de silence. Les enquêteurs avancent mais ne communiquent rien, afin de préserver l’efficacité de l’enquête, comme l’a rappelé le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-Palatinat, Achim Schwickert.

Ces violences frappent les étudiants en pleine période d’examens, ajoutant au choc une fatigue émotionnelle palpable. Beaucoup saluent les moments de recueillement organisés par l’université et le soutien psychologique renforcé sur le campus.

La communauté luxembourgeoise de Trèves exprime elle aussi sa tristesse. Pour Emma Koch, présidente de la LST, ces drames ne doivent pas redéfinir l’image de la ville: Trèves reste un lieu essentiel pour des milliers d’étudiants, dont de nombreux Luxembourgeois. Elle appelle au respect, à la solidarité et au soutien envers les familles des victimes.

Dans les rues, les habitants oscillent entre tristesse, incompréhension et inquiétude, mais tous espèrent que Trèves saura traverser cette épreuve sans perdre son identité de ville étudiante paisible.

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