
L’Italien de 78 ans, également ancien président du Conseil italien, a notamment été salué pour son rôle durant la crise de la zone euro. À l’époque, alors qu’il dirigeait la Banque centrale européenne, Mario Draghi avait marqué les esprits en affirmant que la BCE ferait "tout ce qui est nécessaire" pour sauver l’euro.
Le comité du prix Charlemagne a également mis en avant le rapport sur la compétitivité européenne présenté par Mario Draghi en 2024. Dans ce document, il alertait sur le risque pour l’Union européenne de perdre du terrain face aux États-Unis et à la Chine si elle ne renforçait pas sa capacité d’innovation.
Dans un communiqué, le comité estime que "l’Europe risque de devenir le jouet d’autres puissances" si elle ne gagne pas en compétitivité. Selon lui, la force économique constitue la base de l’autonomie et de la capacité d’action de l’Union européenne.
L’éloge officiel de Mario Draghi a été prononcé par le chancelier allemand Friedrich Merz. Dans son discours, ce dernier a salué les décisions prises par l’ancien patron de la BCE durant la crise de l’euro, malgré des mesures parfois controversées. "Vous avez rendu un immense service à l’Europe", a déclaré Friedrich Merz, estimant que ces choix avaient demandé "beaucoup de courage". Il a également souligné qu’aujourd’hui, l’euro ne faisait plus débat et que les Européens devaient en grande partie cette stabilité à Mario Draghi.
Parmi les invités d’honneur présents ce jeudi à Aix-la-Chapelle figuraient également le Grand-Duc Guillaume et l’ancien président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Créé en 1950, le prix Charlemagne récompense des personnalités ou institutions engagées en faveur de l’Europe. Parmi les anciens lauréats figurent notamment le pape François, le président français Emmanuel Macron ou encore l’ancien président américain Bill Clinton. En 1986, le peuple luxembourgeois avait été le premier peuple à recevoir cette distinction.