Dans le cadre de la Journée mondiale de la vie sauvage, le Mouvement écologique a organisé mardi midi une action de protestation devant le ministère d’Etat. Plus de 70 personnes s’étaient rassemblées sur la place Clairefontaine et brandissaient des images de plantes, d’insectes et d’animaux en voie d’extinction. Elles ont déclaré vouloir faire entendre la voix des espèces menacées. L’appel lancé au gouvernement était de faire des mesures écologiques une priorité. Blanche Weber, présidente du Mouvement écologique : “Nous constatons que ce gouvernement aussi ne prend pas suffisamment de mesures pour limiter l’extinction des espèces et protéger les espèces, qui ne sont pourtant qu’un symbole d’un problème global.”
Selon Claire Wolff, l’extinction des espèces est l’une des conséquences de l’agriculture moderne : “Personne ne souhaite consciemment que certaines plantes et insectes disparaissent soudainement, mais en raison de la fertilisation, surtout l’utilisation d’engrais chimiques, certaines plantes finissent par ne plus apparaître.”
L’écologie politique n’apporte pas seulement des avantages pour les animaux, mais aussi pour les êtres humains, explique Blanche Weber. “Nous attendons que ce gouvernement fasse un plaidoyer pour une politique environnementale cohérente et une protection rigoureuse des espèces, et qu’il dise : c’est pour toutes ces raisons que nous devons le faire, autrement c’est notre survie qui sera menacée.”
L’exemple du vanneau huppé (Piwitsch, en luxembourgeois) montre que, grâce à la renaturation d’un ruisseau, cet oiseau réapparaît. Si la volonté politique existe, il est donc possible de prendre des mesures concrètes contre l’extinction des espèces, a encore souligné le Mouvement écologique.