
Mercredi matin, le syndicat LCGB dénonçait dans un communiqué la situation inacceptable en matière d’installations sanitaires pour les employés des transports publics, tandis que l’OGBL appellait à une action de protestation jeudi, au Kirchberg, à l’arrêt Rout Bréck, pour sensibiliser sur la situation des chauffeurs de bus. L’OGBL a réitéré jeudi matin sa revendication de mettre à disposition des chauffeurs de bus de vraies toilettes propres et accessibles à chaque terminus, lors d’un piquet de protestation à l’arrêt situé devant le pont Rouge, au Kirchberg, visant notamment le ministère des Transports et de la Mobilité.
“Les communes, mais aussi le gouvernement, doivent enfin prendre ce problème au sérieux”, a insisté Sveinn Graas de l’OGBL.
De nombreux chauffeurs, qu’ils travaillent dans le secteur public ou pour des entreprises privées, doivent régulièrement s’arrêter parce qu’il n’y a aucun WC sur leur ligne. Les hommes peuvent éventuellement encore se soulager dans un buisson en cas d’urgence, ce qui est toutefois interdit, a rappelé le syndicat. Pour les femmes, dont le nombre augmente dans cette profession, c’est encore moins agréable. Le syndicat tenait à souligner ce point à quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes.
Un exemple positif est celui de Diekirch, où la mairie a récemment annoncé des toilettes spécialement destinées aux chauffeurs de bus, explique Sveinn Graas de l’OGBL. Mais dans la plupart des autres communes, la situation n’est plus acceptable.