
Suite à un cas de harcèlement "extrêmement grave", un employé du CGDIS a été suspendu, selon une lettre interne obtenue par RTL. Une enquête interne a été ouverte et les employés souhaitant témoigner à ce sujet ou sur d'autres situations sont invités à s'adresser aux Délégués à l'égalité.
Le CGDIS a par ailleurs confirmé ce mercredi matin dans un communiqué que "des signalements relatifs à une situation de harcèlement ont été portés à la connaissance de la direction générale du CGDIS" et qu'une "enquête approfondie" pour harcèlement est en cours.
Le CGDIS rappelle que toute forme de harcèlement "est contraire à ses valeurs et fait l'objet d'une attention particulière" lorsqu'une situation est signalée.
Le CGDIS avait indiqué qu’il "ne ferait pas de commentaire supplémentaire sur le fond du dossier", et pourtant le directeur général du CGDIS, Paul Schroeder, s’est exprimé mercredi après-midi au micro de RTL:
"Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il existe, dans le cadre de la formation de nos pompiers professionnels stagiaires, un cas de harcèlement sexuel ainsi que de menaces. Je considère que ce sont des faits très graves et qui sont inacceptables pour nous. Certains de ces faits sont de nature pénale, de sorte qu’ils ont été dénoncés au parquet."
Ces faits ont été rapportés à Paul Schroeder au début de la semaine dernière. Ils remonteraient au 16 octobre. Sur base d’un rapport, plusieurs mesures ont été prises. Ainsi, la personne mise en cause a été suspendue le temps de l’enquête. Comme il s’agit de fonctionnaires stagiaires et non de fonctionnaires titulaires, le CGDIS mène lui-même une enquête interne.
"Nous avons entendu les stagiaires qui suivent cette formation ensemble afin de pouvoir appréhender les faits dans leur globalité et en tirer les conclusions nécessaires. Pour l’avenir et pour la suite de cette affaire, nous devrons, une fois les faits établis, déterminer les conséquences qui en découlent. Je pense également qu’il faudra naturellement en tirer les enseignements pour l’avenir."
Par exemple, il est déjà prévu de collaborer avec des conseillers externes dans le cadre de la formation des pompiers professionnels.
Paul Schroeder a par ailleurs souligné à plusieurs reprises que cette affaire ferait l’objet d’une analyse transparente :
"Nous voulions aussi adresser le message à l’extérieur qu’un tel comportement est intolérable et inacceptable, et le message à l’intérieur que si une personne au sein du CGDIS a peut-être vécu des expériences similaires, elle peut s’adresser en toute confiance à nos délégués à l’égalité."
À ce stade, il est prévu de présenter au conseil d’administration du CGDIS en novembre les premières conclusions de l’enquête.
L'affaire a déjà des répercussions politiques. Mardi, la députée écologiste Josée Lorsché a interpellé le ministre des Affaires intérieures, Gloden, à ce sujet.