
“Je suis parti vers une projection de 1 à 1,5% d’inflation sur l’année, tout compris” avec les services proposés également dans les centres Leclerc, “les voyages, les voitures...”, a estimé le patron du premier distributeur national sur France Info.
Ce chiffre, valable “il y a quinze jours” au 1er mars - date de fin de trois mois de négociations avec les industriels - risque d’évoluer en fonction de la guerre au Moyen-Orient débutée le 28 février, prévient-il : “si ça dure, tous les industriels qui ont signé ces contrats vont essayer de revenir nous voir pour nous demander de renégocier”.
“Si la guerre continue, ça peut reflamber, parce que ça fera reflamber le prix des containers, les engrais agricoles et puis tout ce qui est dans le secteur automobile et le secteur transport”, a-t-il insisté.

“Malgré nos négociations” pour préserver le pouvoir d’achat des Français, “le chocolat va continuer d’augmenter de l’ordre de 14%, c’est énorme, le café de 9%, la charcuterie de 8,42%, les oeufs de 8,14%”, a énuméré le patron du groupement E. Leclerc.
Et avec la guerre au Moyen-Orient, “ça ne peut être que pire”, a-t-il poursuivi, appelant le gouvernement à “mettre sous contrôle l’ensemble des opérateurs, pas que les distributeurs” de carburant, cibles d’une opération gouvernementale de contrôle cette semaine sur les prix à la pompe, pour vérifier la conformité de l’affichage des tarifs.