
Plus de 10.000 membres des forces de sécurité étaient mobilisées dans la capitale, selon le gouvernement, qui se bat depuis 2006 contre les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda.
“Tous les bureaux de vote ont pu fermer en toute sécurité à 18H00 (15H00 GMT)”, a déclaré le président de la commission électorale, Abdikarin Ahmed Hassan, dans un communiqué.
“Conformément à la loi, le dépouillement des bulletins va commencer très bientôt. Nous ne savons pas combien de temps cela prendra, mais nous espérons le conclure dans les plus brefs délais”, a-t-il poursuivi.
Si la guerre fait encore aujourd’hui rage à 60 kilomètres de Mogadiscio, la sécurité s’est nettement améliorée dans la capitale.
Ce qui n’a pas empêché, en moins d’un an, un attentat raté contre le convoi présidentiel, des tirs d’obus près de l’aéroport - fermé par précaution jeudi - et l’assaut d’un centre de détention.
Un correspondant de l’AFP a constaté que les longues files d’électeurs du jeudi matin, où l’excitation à l’idée de voter pour la première fois, s’étaient fortement rétrécies dans l’après-midi.
“J’ai fait la queue pendant des heures avant de pouvoir mettre mon bulletin dans l’urne. J’étais tellement heureux de faire partie de tout ça”, s’est réjoui Ali Salad, 51 ans.
“C’est un grand jour”, a commenté Guhad Ali, 37 ans, en montrant l’un de ses auriculaires taché d’encre, prouvant qu’il a voté.
Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle prévue en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud.
“Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction”, a lancé celui-ci, juste après avoir voté au théâtre national, appelant chaque citoyen à emprunter “le chemin de la démocratie”.
Les principaux partis d’opposition ont cependant boycotté l’élection. La coalition pour le futur de la Somalie a notamment affirmé via l’un de ses cadres, l’ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, ne pas la considérer “légitime”, ni son résultat.