
Naples, muet samedi contre le relégable Vérone (0-0) malgré le retour de Victor Osimhen, et l’AC Milan, accroché à Bologne (1-1) avec une équipe B, avaient déjà la tête à leur duel de mardi en Ligue des champions.
L’Inter Milan, aux portes des demi-finales de C1 avant d’accueillir Benfica mercredi avec deux buts d’avance, a également peiné à mettre la même envie dans le championnat, surprise par Monza (1-0) lors de la 30e journée à San Siro. Les Nerazzurri restent hors du Top-4 (5e) avec un seul point pris lors des cinq derniers matches.
La meilleure nouvelle pour Naples est l’entrée tonique de son buteur nigérian, grand absent du quart de finale aller de C1 perdu à Milan (1-0) en raison d’une gêne musculaire. Sur le terrain pendant vingt minutes, Osimhen a rassuré en obtenant la meilleure occasion napolitaine, d’une demi-volée pleine barre (82e).
Malgré ce nul, le Napoli conserve une confortable avance de 14 points sur la Lazio Rome.
L’entraîneur Luciano Spalletti a ménagé les essentiels Kvaratskhelia, Zielinski et Lobotka, entrés comme Osimhen seulement en seconde mi-temps. Et Naples a buté sur un relégable (18e) compact et organisé, passé tout près du hold-up dans le temps additionnel sur un contre gâché par Cyril Ngonge.
Le Napoli a également apaisé les relations avec ses “ultras”, qui dénoncent une politique jugée mercantile du club. Le président Aurelio De Laurentiis a rencontré des représentants des supporters et lancé un appel à la cohésion sur Twitter: “Nous sommes Naples. Président et supporters unis pour gagner.”
“Ils sont essentiels pour nous”, a confirmé Spalletti qui, mercredi, avait jugé “inexplicable” la récente fronde des “ultras”.
L’équipe B de Milan alignée par Stefano Pioli, avec le seul Mike Maignan maintenu dans la cage et dix nouveaux joueurs de champ par rapport aux vainqueurs de Naples, a cédé après 30 secondes face au Bologne (8e) rêvant d’Europe de Thiago Motta. Nicolo Sansone a devancé Pierre Kalulu pour ouvrir la marque sur le premier centre.
Les champions d’Italie ont égalisé sur une frappe puissante de Tommaso Pobega (40e), mais sans réussir à l’emporter, malgré les entrées de Rafael Leao et Brahim Diaz.
“On ne devait pas démarrer comme ça, ce n’est pas de notre niveau, même si ensuite on a contrôlé le match”, a pesté Stefano Pioli, qui a aussi regretté deux penalties non sifflés selon lui pour Milan, toujours 4e mais au ralenti avec une seule victoire lors des six derniers matches.
Véritable équipe de coupe, l’Inter perd régulièrement ses moyens en Serie A, où elle n’a pris qu’un point lors de ses cinq derniers matches. Dominatrice mais peu dangereuse, l’équipe de Simone Inzaghi s’est fait cette fois surprendre sur un corner repris de la tête par le défenseur Luca Caldirola (78e).
Avec cette onzième défaite en championnat, l’Inter (5e) recule à deux points de la 4e place, dernière qualificative pour la prochaine C1 et se retrouve menacée par l’Atalanta Bergame (6e), qui se déplace lundi chez la Fiorentina.
Romelu Lukaku a encore vu la réussite le fuir, lors d’une tête piquée repoussée par le portier Michele Di Gregorio (57e) puis lors d’une frappe violente au ras de la lucarne (58e).
Cette Inter aux deux visages n’a pas de quoi rassurer San Siro avant Benfica, malgré la victoire de l’aller (2-0) au Portugal.