
Ce ne sont pas des comètes à la «Hesperange 2023» mais des structures solides susceptibles de s’intégrer durablement dans le module supérieur de l’élite grand-ducale. C’est en tout cas l’image que renvoient Bissen et Mondorf, primo-arrivants européens alors que Strassen s’est installé depuis quelques années. Ces trois clubs devraient pouvoir s’asseoir à la table de Differdange, le maître des lieux contesté la saison dernière par le promu nordiste.
Les modèles déployés par les clubs ne sont pas pour autant identiques. Chacun applique sa méthode et il pourrait bien y a voir au moins un déçu à la fin de la saison. Parce que le plus difficile est d’inscrire des performances dans la durée et parce que le billet européen, graal conquis au moins une fois et à nouveau désiré, ne s’arrachera qu’à prix d’or puisque de quatre, on passera à trois clubs luxembourgeois européens à la fin de la saison 2026-2027 qui s’ouvre ce samedi.
La scène continentale a donné une première idée des forces en présence. Le succès ne fut pas toujours au rendez-vous mais l’appauvrissement général de la compétition luxembourgeoise devrait replacer ces quatre clubs aux premières loges.
Bissen s’est considérablement renforcé pour consolider son rang, Differdange a ramené au bercail son coach à succès, Pedro Resende, Strassen a transféré en bon père de famille, confirmant une politique pleine de bon sens et Mondorf s’est lui aussi dépouillé sur le marché pour enfiler son habit de gala.
Le défi est d’autant plus grand que trois nouveaux entraîneurs sont donc arrivés à la barre et que le temps d’avance gagné grâce à la Coupe d’Europe viendra compenser l’acclimatation inhérente à l’arrivée d’un nouveau mentor.
Käerjéng, lui, n’a pas ce souci. David Vandenbroeck est resté en place, accueillant à bras ouverts Olivier Thill, l’une des attractions de cette nouvelle compétition. Mu par le bouillonnement de son centre de formation, l’UNK doit migrer progressivement vers la première partie du classement et regarder les yeux dans les yeux un club comme Dudelange.
Un été sans présence européenne était devenue une denrée rare pour le F91. Un mal pour un bien? La préparation a semblé cohérente et l’épine dorsale a de la moelle. Les jeunes devront répondre à l’attente.
Niederkorn et le Racing doivent, eux, rebondir après une saison en dedans. Les Jaune et Noir compteront sur l’expérience de Samir Hadji et de Ricardo Delgado. Les Ciel et Blanc miseront sur le savoir-faire de leur nouveau coach, Stéphane Masala.
Sauf surprise de taille, ces huit clubs devraient occuper les huit premières places du classement à la fin de la saison. Peut-être que la Jeunesse pourrait jouer les poils à gratter mais le processus vise surtout à refaire bourgeonner des jeunes talents de retour d’une expérience étrangère pas forcément payante.
Le reste des équipes devrait lutter pour le maintien. On pense notamment aux quatre nouveaux venus que sont Walferdange, Wiltz, Etzella et Rumelange même si ce dernier semble avoir le cuir assez épais pour passer cette épreuve du feu.
On notera aussi un changement de morphologie dans le programme de la saison puisque la première trêve internationale n’interviendra que fin septembre. Elle obligera donc un enchaînement de huit premiers matchs sur un mois et demi avant une pause de presque un mois en raison du nouveau format de la Ligue des Nations.
On en saura déjà beaucoup plus à ce moment-là.