
Edouard Philippe l’a promis, les présidents de départements pourront le faire: un amendement a été trouvé par les députés la semaine dernière pour donner aux départements la possibilité de ne plus se limiter aux 80 km/h.
“Notre volonté avant tout, c’est d’écouter les territoires, c’est d’écouter nos élus locaux (...) Nous laissons la possibilité aux présidents de départements de déroger à cette mesure des 80 km/h en s’appuyant sur l’avis du conseil départemental de la sécurité routière qui est composé d’élus locaux (...) mais aussi d’associations d’usagers”, a expliqué Jean-Marc Zulesi, premier signataire de l’amendement LREM.
En Moselle, le président du conseil départemental Patrick Weiten a affiché vendredi sa satisfaction de revenir à une solution locale pour combattre l’accidentologie. “On règle des problèmes particuliers par une mesure générale (...) ce n’est jamais bon, la preuve en est donnée” a-t-il commenté sur France Bleu Lorraine en faisant référence aux mauvais chiffres de la sécurité routière sur le début de l’année.
Mais que va-t-il en être pour les usagers de la route? Pour Patrick Weiten, qui concède qu’il faut identifier où se situe l’accidentologie, il estime à “90%" le pourcentage de tronçons qui pourraient revenir à 90 km/h pour environ “10%" qui resteraient limités. Avec davantage d’ajustements et de mesures de proximité en matière de signalisation par exemple.
“La vitesse n’est pas, malheureusement, la seule cause (de la mortalité routière, ndlr)” rappelle le président de la Moselle, sachant qu’il sera la cible des pro-80 km/h en cas d’augmentation du nombre d’accidents et de victimes. “Il y aura malheureusement encore des accidents et des accident mortels sur nos routes départementales.”