Canicules de l'étéLa Belgique a enregistré près de 3.000 décès supplémentaires

AFP
La Belgique a enregistré 2.935 décès supplémentaires lors des trois vagues de chaleur qui ont touché le pays entre la mi-juin et la mi-août, selon un bilan actualisé jeudi par l'institut national de santé publique Sciensano.
© Thomas Warnack/Thomas Warnack/dpa

Ce bilan intègre la dernière canicule qui a frappé la Belgique durant la première quinzaine d'août, avec une "surmortalité" de 7% sur cette période par rapport au nombre de décès attendus. Soit un nombre de 365 décès supplémentaires, qui s'ajoute aux 2.570 annoncés il y a deux semaines pour les deux épisodes de forte chaleur de juin et juillet.

Sciensano décline les chiffres par région, mettant en évidence que les décès supplémentaires restent plus nombreux en Wallonie (sud francophone) qu'en Flandre (nord néerlandophone).

Ces épisodes de surmortalité ont été observés dans les trois régions, y compris à Bruxelles en juin et juillet (pas en août). Ils concernent principalement les "moins de 85 ans en Flandre et à Bruxelles" et "des personnes âgées de 85 ans et plus en Wallonie", précise l'autorité nationale.

La Belgique a connu sur les mois de juin-juillet-août son été le plus chaud jamais enregistré, depuis le début des mesures de températures en 1833 à la station météo de référence située dans la commune bruxelloise d'Uccle. Un des effets du réchauffement climatique d'origine humaine, selon les scientifiques.

Il y a encore eu un pic de chaleur à 35,9 degrés le 14 août à Bruxelles, rappelle Sciensano dans son bilan actualisé.

Le canicule jugée la plus meurtrière de la saison reste la première, celle enregistrée du 18 juin au 3 juillet, quand 2.035 décès supplémentaires ont été observés (+48,8% par rapport au nombre attendu).

Le 9 juillet, Sciensano avait pointé du doigt "le caractère exceptionnellement meurtrier de cette vague de chaleur".

Ce qui s'expliquait par "la combinaison des trois principaux facteurs influençant la santé: la durée de l'épisode, l'intensité des températures et les concentrations d'ozone". "Pour chacun de ces facteurs, cet épisode a atteint des niveaux particulièrement élevés", soulignait l'institut.

Back to Top
CIM LOGO