Ce soir sur France3"Rodina", l'épopée de résistantes soviétiques à Thil

Romain Van Dyck
C'est une histoire extraordinaire qui s'est déroulée à deux pas du Grand-Duché: ce soir, ne ratez pas Rodina, un documentaire rare sur les courageuses évadées du camp de Thil, en Lorraine.
Après la guerre, les habitants de Thil ont décidé d'édifier cette crypte renfermant le four crématoire.
Après la guerre, les habitants de Thil ont décidé d’édifier cette crypte renfermant le four crématoire.
© domaine public

Elles s’appelaient Nadiejda, Alexandra, ou Galya et venaient de Biélorussie ou Russie. Résistantes, elles combattaient l’invasion nazie de leur pays, jusqu’à leur arrestation. Après un interminable voyage dans un wagon à bestiaux, elles sont déportées à Thil en Lorraine. Elle sont des centaines à y être réduites au travail forcé. Mais poussées par un incroyable instinct de survie, 37 d’entre elles s’en évadent. Elles formeront la seule unité combattante exclusivement féminine de la Résistance française : le détachement Rodina”.

Ce soir, après le Soir 3, la chaîne France 3 va diffuser Rodina, le documentaire de Jean-Louis Sonzogni, un réalisateur d’Audun-le-Tiche.

Rodina signifie “patrie” en Russe. C’est aussi le nom d’un détachement de la Résistance en France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un détachement unique en son genre, car ce fut leseul composé de femmes. Cet épisode héroïque s’est déroulé en 1944, à un jet de pierre du Grand-Duché, en Lorraine, à Thil. Hélas, cet épisode reste encore méconnu. Tout comme - y compris pour certains résidents locaux - l’existence d’un camp de concentration dans ce petit village adossé à Villerupt!

DES CENTAINES DE DÉPORTÉS À DEUX PAS DU LUXEMBOURG

Le camp de concentration de Thil fut une annexe du camp du Struthof. Désigné alors sous le nom de “camp de travail de Erz”, ce camp de travail a vu passer des centaines de déportés entre mai et septembre 1944 (libération de la Lorraine).

Après la guerre, les habitants de Thil ont décidé d'édifier cette crypte renfermant le four crématoire.
Après la guerre, les habitants de Thil ont décidé d’édifier cette crypte renfermant le four crématoire.
© domaine public

Ces déportés, originaires pour beaucoup d’Europe de l’Est, étaient envoyés dans la mine de fer de Tiercelet. Y compris des femmes, qui seront réduites au travail forcé au fond de cette mine transformée en usine de fabrication de fusées V1.

Certaines ne sont jamais remontées. Mais une trentaine d’entre elles s’en évaderont pour fonder la seule unité combattante exclusivement féminine, le détachement Rodina. Des héroïnes qui ont marqué - même si l’Histoire s’en souvient trop peu- la Résistance par leur courage!

© Noliprod

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