
Le proviseur adjoint d'un lycée de Nancy a été agressé vendredi par une personne dissimulée dans une poubelle qui a vidé le contenu d'un extincteur sur lui, en marge du mouvement étudiant, a-t-on appris du rectorat.
Le fonctionnaire, en poste au lycée Henri-Poincaré de Nancy, n'a pas été blessé mais a été "surpris et choqué". Il a déposé plainte, et le proviseur, qui était présent mais plus en retrait au moment des faits, le fera aussi, a indiqué à l'AFP le rectorat, confirmant une information initiale d'Ici Lorraine.
Les deux hommes vont désormais bénéficier de la protection fonctionnelle.
Une enquête a été ouverte pour violences volontaires sur enseignant ou personne travaillant dans un établissement scolaire, aux abords d'un établissement d'enseignement, avec arme et préméditation, ainsi que complicité de ces faits, en les ayant filmés, a indiqué à l'AFP le procureur de Nancy François Capin-Dulhoste.
Les auteurs des faits n'ont pas encore été interpellés, a précisé le procureur.
Dans une vidéo partagée sur le réseau social X, on peut voir une personne surgir d'une grande poubelle, alors que le proviseur adjoint s'en approche, et mettre en action un extincteur dans sa direction. Un grand nuage blanc le recouvre instantanément.
"L'accueil se passait de manière plutôt paisible" vendredi matin mais vers 8h00, "un groupe d'individus s'est approché de l'établissement avec des poubelles", retrace le rectorat.
Alors que le proviseur adjoint s'approche pour leur demander d'arrêter, l'un de ces individus donne une tape sur la poubelle. Quelqu'un en surgit, un extincteur à la main qu'il décharge vers le proviseur adjoint.
Cela a été fait "de manière relativement frontale, ils étaient très proches", souligne le rectorat, qui condamne, "avec la plus grande fermeté, ces actes de violence intolérables".
Un enseignant, présent à proximité du proviseur adjoint, a également reçu du produit.
Les cours se sont néanmoins tenus normalement dans l'établissement vendredi.
"Il existe ces dernières semaines en marge des mobilisations lycéennes une forme de course au buzz à qui publiera sur les réseaux sociaux la vidéo qui fera le plus de vues", a réagi, sur Facebook, le maire socialiste de Nancy Mathieu Klein.
Cela "conduit à des actes d'une violence inouïe auxquels nous ne pouvons pas nous habituer dans une démocratie", a poursuivi l'édile, disant son "indignation à la vue de cette agression" qu'il "condamne sans réserve".