
Cette année, 20 professions y figurent, contre 22 l’an dernier. Pour ces métiers, les entreprises peuvent bénéficier de procédures accélérées lorsqu’elles souhaitent engager des ressortissants de pays tiers.
Comme le prévoit la loi, cette liste est révisée au premier trimestre sur base de données objectives : nombre de postes vacants déclarés, nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans la même catégorie et volume d’offres pour lesquelles aucune mise en relation n’a pu être effectuée.
Plusieurs professions font leur entrée, notamment dans des secteurs où la demande explose :
• Construction / second œuvre : pose et restauration de couvertures
• Industrie : management et ingénierie qualité industrielle
• Installation et maintenance : équipements industriels et d’exploitation
Ces ajouts reflètent des besoins très concrets, notamment dans la construction et l’industrie, où les profils qualifiés manquent cruellement.
À l’inverse, certaines professions ne répondent plus aux critères de “très forte pénurie” :
• mécaniciens aéronautiques
• agents de circulation du réseau ferré
• comptables
• contrôleurs de gestion
• conseil en organisation et management d’entreprise
Ces métiers restent en tension, mais le déséquilibre entre candidats et postes n’est plus suffisant pour justifier leur maintien dans la catégorie la plus critique.
Pour que cette liste reflète fidèlement la réalité du marché, l’ADEM insiste : les employeurs doivent déclarer l’ensemble de leurs postes vacants. En retour, ils bénéficient d’avantages concrets. Lorsqu’un poste correspond à un métier classé “très en pénurie”, le certificat “main‑d’œuvre étrangère” est délivré dans les cinq jours ouvrables suivant l’accusé de réception.
Au‑delà de l’immigration professionnelle, cette liste sert aussi de boussole interne. Elle permet à l’ADEM d’identifier précisément les compétences les plus recherchées et de développer des formations ciblées pour les demandeurs d’emploi, afin de rapprocher au mieux l’offre et la demande