
Et pourtant, les élèves du Lycée Josy Barthel de Mamer ont bel et bien relevé ce défi. Dans le cadre du projet JosyFly!, ils ont développé, construit et testé pendant plusieurs mois une sonde scientifique, qui a été transportée jusqu’à la stratosphère à l’aide d’un ballon à l’hélium.
La stratosphère est la deuxième couche de notre atmosphère. Elle commence à environ 10 à 15 kilomètres d’altitude et s’étend jusqu’à environ 50 kilomètres. Avec une altitude prévue de 36 kilomètres, la sonde a donc pénétré profondément dans la stratosphère, presque jusqu’aux confins de l’espace.
Le projet JosyFly! va bien au‑delà de la simple théorie. Physique, chimie, informatique, électronique, météorologie et analyse de données s’y rejoignent. Les élèves n’ont pas seulement travaillé à la construction de la sonde, mais se sont également occupés de la programmation, de la documentation et de l’analyse des données.
L’objectif de la mission est notamment d’enregistrer l’altitude, la température, la pression atmosphérique et des données GPS, tout en capturant des images uniques de la Terre depuis une longue distance.
Dans les derniers jours précédant le lancement, les préparatifs ont été particulièrement intensifs. Câbles, capteurs, caméras et l’ensemble de l’électronique ont été vérifiés à plusieurs reprises. Car une fois la sonde en route vers la stratosphère, aucune modification n’est plus possible.
En plus des équipes techniques, un groupe d’élèves s’est chargé de la communication. Ils ont documenté le projet sur les réseaux sociaux et l’ont partagé avec le public.
Les conditions dans la stratosphère sont extrêmes. À une altitude de plus de 30 kilomètres, les températures peuvent descendre jusqu’à moins 60 degrés. En même temps, l’air se raréfie et la pression atmosphérique chute fortement.
Ces conditions rendent une telle mission à la fois passionnante et exigeante. En plus des caméras, les élèves ont également envoyé des éprouvettes contenant des liquides et des gaz pour recueillir des données scientifiques supplémentaires.
Après des mois de préparation, le moment de vérité est arrivé. Sur un champ à Holzem, le ballon a été rempli d’hélium et préparé pour le lancement. Peu après, le compte à rebours a commencé. Quelques secondes plus tard, la sonde s’est élevée lentement mais sûrement dans le ciel.
Pour les élèves, il s’agissait de l’aboutissement d’un projet sur lequel ils avaient longtemps travaillé.
Durant l’ascension, la sonde a collecté des données en continu. Température, pression atmosphérique, altitude, position GPS et rayonnement UV ont été enregistrés. Pendant ce temps, les caméras ont filmé la Terre sous un angle que l’on ne connaît habituellement que lors de missions spatiales.
Lorsque le ballon atteint son altitude maximale, il grossit sous l’effet de la faible pression jusqu’à finalement éclater. La sonde redescend ensuite vers la Terre à l’aide d’un parachute et est récupérée grâce à un traceur GPS.