Émissions 2025Le Luxembourg atteint ses objectifs, mais certains secteurs dépassent largement leur plafond

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Le ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité a présenté le bilan provisoire des émissions de gaz à effet de serre pour l’année 2025.
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Le Luxembourg confirme une tendance désormais bien installée : pour la sixième année consécutive, le pays respecte ses objectifs de réduction des émissions fixés au niveau européen.

Selon les premières estimations, les émissions attribuées au Grand-Duché s’élèvent à 6,43 millions de tonnes équivalent CO₂. Ce chiffre, encore susceptible d’évoluer, repose sur un bilan énergétique provisoire du Statec, complété par les calculs de l’Administration de l’environnement et du Service d’économie rurale. Par rapport à 2024, les émissions reculent de 3,5%, soit près de 230.000 tonnes. Elles se situent également 17,4% en dessous du niveau de 2020, année marquée par le confinement, et 31,5% sous celui de 2019. Depuis 2005, la baisse atteint 36,4%.

Le Luxembourg reste ainsi 2% en dessous de son quota d’émission pour 2025, fixé par le règlement grand-ducal de 2022. Ce plafond est donc respecté. À noter que ces chiffres n’incluent pas les émissions des grandes installations industrielles couvertes par le système ETS (EU Emissions Trading System), le marché européen du carbone. Il s'agit d'un mécanisme qui impose un quota d’émissions aux grandes installations industrielles et à l’aviation, en cas de dépassement, les acteurs peuvent "acheter" des quotas supplémentaires ou justement si elle pollue moins, elle peut les revendre.

Dans ce secteur, les émissions ont augmenté de 16,9% entre 2024 et 2025, un rebond lié au retour à une activité normale après une année de ralentissement conjoncturel.

Évolutions contrastées par secteur

Les transports, qui représentent plus de la moitié des émissions totales, enregistrent une baisse de 6,2% sur un an et se situent nettement sous leur allocation. Les bâtiments résidentiels et tertiaires, eux, repartent à la hausse (+5,1%) et dépassent largement leur plafond.

L’agriculture progresse légèrement (+5,2%), mais reste proche de son allocation. Les industries de l’énergie et manufacturières hors ETS affichent une baisse marquée (-14,1%), tout en demeurant au-dessus de leur budget. Le traitement des déchets et des eaux usées poursuit sa diminution (-6,8%), mais dépasse lui aussi son allocation.

Sur le long terme, les transports montrent la réduction la plus spectaculaire : –48% depuis 2005. Les bâtiments et les déchets reculent respectivement de 16% et 13%. L’agriculture reste légèrement au-dessus de son niveau de référence (+5%), tout comme les industries hors ETS (+7%).

Ce bilan provisoire sera analysé par le comité interministériel pour l’action climat, avant la publication des données définitives au plus tard le 15 mars 2027. Il s’inscrit dans le cadre de la loi climat de 2020, qui impose une réduction de 55% des émissions d’ici 2030 et la neutralité climatique en 2050.

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