
La situation au Moyen-Orient et ses conséquences seront ce lundi le principal sujet de discussion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles. La situation internationale ne montre malheureusement aucun signe de désescalade, ce qui est plutôt préoccupant, a déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, à son arrivée ce lundi matin dans la capitale belge.
Interrogé sur l’avertissement du président américain Donald Trump, selon lequel l’OTAN devrait soutenir les Etats‑Unis pour sécuriser le détroit d’Hormuz et le transport de pétrole, il a répondu : “Je ne pense pas que Donald Trump veuille être le fossoyeur de l’OTAN. Et il ne devrait pas oublier que nous lui commandons beaucoup. Actuellement, l’Europe accuse tellement de retard que nous sommes son meilleur client. Il est clairement dans l’intérêt des Etats‑Unis de maintenir l’OTAN et non de l’enterrer.”
Il faut examiner comment on peut maintenir ouvert le détroit d’Hormuz, a souligné la haute représentante de l’UE, Kaja Kallas. Il s’agit en effet de l’une des voies maritimes les plus importantes pour le commerce mondial du pétrole, a rappelé également la ministre allemande Katherina Reiche ce lundi matin.
La hausse des prix de l’énergie provoquée par la guerre avec l’Iran est également à l’ordre du jour de la réunion des ministres européens de l’Énergie, qui a lieu ce lundi à Bruxelles.
“Nous n’avons pas un manque d’importations physiques en Europe. Nous importons relativement peu de pétrole des pays du Golfe et, de fait, pas de gaz naturel liquéfié. Mais bien d’autres régions du monde, ce qui entraîne ces envolées extrêmes des prix. Si cette guerre devait se prolonger, nous risquons des perturbations majeures dans la conjoncture mondiale. Et nous ne pouvons pas nous le permettre,” a indiqué la ministre allemande Katherina Reiche.
Le Luxembourg est représenté à cette réunion par le ministre de l’Économie et de l’Énergie, Lex Delles.