
Les recettes totales de l’État luxembourgeois ont augmenté de 9,9 % pendant les neuf premiers mois de l'année par rapport à la même période de l’année précédente. Les dépenses ont toutefois elles aussi progressé, de 8,9 %. Au final, l’État central affiche un déficit de 339 millions d’euros, hors caisses de sécurité sociale et communes.
Lundi après-midi, à l’issue de sa présentation devant les commissions compétentes de la Chambre, le ministre des Finances Gilles Roth s’est dit,
"optimiste", malgré un contexte international complexe, mais également "prudent". Il estime qu’il existe encore "une marge de manœuvre" pour freiner les dépenses de l’État. Il a toutefois insisté : "Nous ne menons pas de politique d’austérité au Luxembourg." Pour l’année prochaine, il entend ralentir les dépenses en examinant ce qui est réellement nécessaire et utile.
Le député LSAP Franz Fayot et la députée verte Sam Tanson ont surtout regretté que le gouvernement actuel continue de s’en tenir à son principe consistant à accorder également des allègements fiscaux aux hauts revenus, au lieu de chercher de nouvelles recettes afin de financer les dépenses jugées nécessaires.
La hausse des recettes s’explique particulièrement par les bons résultats de la place financière.