Stratégie nationaleLe Luxembourg augmente sa contribution au financement climatique international

Michèle Sinner
adapté pour RTL Infos
Le Luxembourg souhaite mettre à disposition, d'ici 2030, 320 millions d’euros pour le financement climatique international, a indiqué mardi le ministre de l’Environnement Serge Wilmes. Il s’agit d’une augmentation significative de plus de 30 % par rapport aux cinq années précédentes.
© Michèle Sinner / RTL

Le ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité, Serge Wilmes, a présenté mardi la Stratégie nationale du financement climatique international (FCI) 2026‑2030, qui définit les orientations et les priorités de l’engagement du Luxembourg en faveur de l’action climatique et de la protection de la biodiversité à l’échelle internationale pour les cinq années à venir. Le Luxembourg souhaite mettre à disposition, d'ici 2030, 320 millions d’euros, ce qui constitue une augmentation de plus de 30 % par rapport aux cinq années précédentes.

La décision d’augmenter le budget a été prise il y a un an et demi. Délibérément, explique le ministre Serge Wilmes, car le Luxembourg s’attendait à l’époque à un retrait des accords climatiques de la part du nouveau président américain, Donald Trump.

"En plus de la guerre en Ukraine, qui fait que l’OTAN demande à ses partenaires d’augmenter fortement leurs capacités de défense. Cela coûte des milliards. Cela coûtera aussi beaucoup au Luxembourg. C’était le contexte dans lequel nous avons pris cette décision. Et pourtant, à contre-courant de cela, nous avons, sur ma proposition, augmenté notre contribution encore une fois de 100 millions d’euros."

Le ministre a souligné que ces montants, avec lesquels sont financés des programmes de protection du climat et des animaux à l’étranger, et qui font partie des engagements du Luxembourg dans le cadre des conférences sur le climat, viennent s’ajouter à l’aide au développement luxembourgeoise. Ces fonds doivent permettre d’aider les communautés particulièrement exposées :

"En aidant, dans les différentes régions que nous ciblons à travers le monde, à restaurer et à protéger les écosystèmes."

Un exemple de la manière dont cela fonctionne via des instruments multilatéraux, est la participation du Luxembourg à hauteur de 50 millions d’euros au fonds d’investissement pour la protection de la forêt tropicale.

"Nous renforçons ainsi surtout les communautés locales et les rendons plus résilientes, nous leur donnons la possibilité de s’en occuper elles‑mêmes par la suite, y compris de leurs écosystèmes, mais aussi de développer une économie plus durable, nous rendons ainsi leur économie et leur avenir plus résilients. "

Cela passe également par des collaborations avec des ONG ou des programmes bilatéraux. Les régions ciblées pour la nouvelle période de financement sont, en Europe, plusieurs pays des Balkans. En Afrique de l’Ouest : le Cap-Vert et le Sénégal, à l’est du continent : le Rwanda et le Kenya, en Amérique latine : le Costa Rica, la Colombie et l’Équateur et en Asie du Sud-Est : le Vietnam et les Philippines, ainsi que certaines îles du Pacifique comme les Fidji.

"Nous avons aussi toujours veillé à disposer déjà d’un ancrage luxembourgeois sur place, soit une ambassade, soit une représentation de LuxDev. Car nous voulons désormais recruter, via LuxDev, six coordinateurs nationaux, des agents à l'environnement, qui seront déployés et travailleront dans ces six régions."

Ils devront ensuite coordonner sur le terrain les programmes avec les partenaires locaux.

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