
L’initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de l’Économie visant à accompagner les entreprises industrielles dans leur transition énergétique, notamment à travers l’électrification des procédés de production et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’appel d’offres s’adressait aux entreprises industrielles manufacturières établies au Luxembourg. Six projets ont été retenus. Ils permettront d’économiser 270. 000 tonnes de CO2 au cours des dix prochaines années.
La décarbonation doit avant tout permettre de réduire la consommation de gaz, selon LexDelles. Particulièrement en cette période, nous constatons que nous dépendons d’un prix fixé sur le marché, mais influencé par des décisions sur lesquelles le Luxembourg n’a aucun impact. Le ministre fait bien sûr référence aux guerres et crises qui font grimper les prix.
L’appel d’offres a été lancé l’année dernière. Sept entreprises y ont répondu. L’un des six projets retenus est celui de l’entreprise Avery Dennison Luxembourg.
Adrien Villani explique que des batteries chauffantes sont utilisées dans leur processus industriel. Elles fonctionnent actuellement au gaz, mais dans le cadre de la décarbonation, elles seront alimentées par de l’électricité. “C’est donc un élément de la machine qui sera décarboné”, précise-t-il, tout en soulignant que cela se fera sans nécessiter une consommation électrique excessive.
La question de la résilience du passage des énergies fossiles à l’énergie électrique reste cependant importante. Pour permettre cette décarbonation, il est essentiel de développer de manière conséquente le réseau électrique ainsi que les énergies renouvelables au Luxembourg, précise Lex Delles. “Nous avons, en tant que gouvernement, pris plusieurs initiatives. Par exemple, nous pouvons désormais installer des éoliennes directement auprès des entreprises. Ce n’était pas possible jusqu’ici.”
L’enveloppe budgétaire destinée à soutenir les projets s’élève à un peu plus de 132 millions d’euros, que le ministère versera sous forme de subventions. Les entreprises sélectionnées disposent de trois ans pour mettre en œuvre leurs projets. Si ceux‑ci ne sont pas réalisés dans ce délai, l’aide de l’État pourra être réduite. L’objectif est de lier le versement de fonds publics à des résultats tangibles.
Grâce aux six projets retenus, 27.000 tonnes de CO2 devraient être économisées chaque année, l’équivalent des émissions de 12.000 voitures pendant un an.