LuxembourgUn hiver anormalement doux et nettement plus sec que la normale

RTL Infos
L’hiver 2025/2026 se clôt sur une saison dominée par une douceur inhabituelle et un manque de précipitations qui ont façonné aussi bien l’ambiance météorologique que l’état des cultures.
© Domingos Oliveira / RTL

Dans leur bulletin commun, AgriMeteo, Meteolux et l’Administration de la gestion de l’eau dressent le portrait d’un hiver contrasté, où les écarts entre les mois et les régions ont été particulièrement marqués.

Les températures ont largement dépassé les normales climatiques 1991–2020. La fin de l’année 2025 s’est déroulée sous un régime étonnamment doux, rompant avec les standards saisonniers. Le mois de janvier a ensuite marqué une parenthèse plus fraîche, avec des valeurs proches, voire légèrement inférieures aux moyennes selon les régions, avant que février ne renoue avec une douceur affirmée. Malgré cette parenthèse hivernale en début d’année, la tendance générale reste nette : l’hiver a été plus chaud que ce que connaît habituellement le climat luxembourgeois.

Sur le plan des précipitations, la saison s’est révélée globalement sèche. Décembre a affiché un déficit généralisé, suivi d’un mois de janvier qui a prolongé cette tendance, à l’exception notable de Remich où un léger surplus a été enregistré. Il a fallu attendre février pour observer un changement plus marqué, avec des pluies nettement plus abondantes, notamment à Asselborn où l’excédent a atteint +47,4 mm, soit +78 %. Ce regain tardif n’a toutefois pas suffi à compenser le manque d’eau accumulé en début d’hiver. Aucun épisode d’inondation majeur n’a été observé, hormis quelques débordements très localisés le long de la Moselle.

Les cultures d’hiver ont globalement bien traversé la saison et présentent un développement satisfaisant. Cette stabilité apparente masque toutefois des difficultés localisées, en particulier dans le Gutland, où les sols lourds ont souffert d’engorgements ponctuels. L’orge d’hiver est la culture la plus touchée, surtout dans les parcelles semées à l’automne dans des conditions très humides. Le retard pris dans les traitements contre les mauvaises herbes constitue un autre point d’attention : de nombreux champs n’ont pas encore pu être désherbés et ces interventions devront être rattrapées dès que les conditions le permettront.

Dans l’Oesling, les sols perdent leur humidité plus rapidement, ce qui devrait permettre un démarrage prochain des travaux agricoles. Le Gutland devra en revanche patienter encore un peu, dans l’attente d’une période plus sèche. Les cultures maraîchères restent pour l’instant stables, mais les réserves hydriques sont insuffisantes et nécessitent des précipitations supplémentaires pour sécuriser la suite de la saison.

Les vignobles sont eux aussi en déficit d’eau et auront besoin de pluie, voire de neige, pour reconstituer leurs réserves avant l’arrivée du printemps.

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