Vianden est sans aucun doute l'une des localités luxembourgeoises les plus prisées des touristes. Mais si les formations rocheuses sur lesquelles repose une partie de la ville constituent, d'une part, un magnifique sujet photographique, elles représentent, d'autre part, un risque pour la sécurité, car des morceaux continuent de se détacher et de tomber. Une solution devrait toutefois voir le jour prochainement.
Au centre de Vianden, rue du Vieux-Marché près du pont, l’arrêt de bus situé juste à côté de l’office du tourisme a été fermé et déplacé à quelques centaines de mètres depuis l’année dernière. La raison: le danger lié aux chutes de pierres. Il y a cinq ans, lors des inondations, la terrasse couverte du restaurant situé juste à côté avait été fermée pour la même raison.
En réponse, des ancrages ont été placés dans la roche, mais comme cela ne suffit pas, celle-ci est régulièrement nettoyée. Des points de mesure supplémentaires ont également été installés, et la paroi rocheuse est inspectée une fois par mois par une entreprise spécialisée.
Mais après que la commune eut été en contact avec le ministère de l’Environnement et l’Institut national pour le patrimoine architectural (INPA) pendant un certain temps — le rocher étant classé —, une solution a récemment été trouvée. Un filet doit permettre de stabiliser la paroi rocheuse de 1.700 mètres carrés.
Pour le bourgmestre François Weyrich, une solution difficile à avaler puisqu'il s’était longtemps opposé à cette approche: "on prend tellement de photos du pont et de la paroi rocheuse, avec le château. Nous avons élaboré plusieurs options, comme l’installation d’une dalle en béton au pied de la paroi en dessous de laquelle le public serait en sécurité, mais il faudrait tout de même installer un filet pour retenir les plus gros morceaux qui pourraient tomber et briser le béton. Nous sommes donc toujours coincés dans le filet".
Si tout se passe comme prévu avec les appels d'offres, les travaux débuteront cet hiver, en dehors de la saison touristique. Ils devraient durer deux à trois ans et le coût est actuellement estimé à 2,8 millions d'euros.
Comme un petit sentier traversait autrefois le rocher, on y trouve quelques murs en pierres sèches qui n'entravent pas le projet, comme l'explique le bourgmestre: "nous en avons également discuté avec l’INPA ; les murs en pierres sèches peuvent être répertoriés et retirés, et il ne sera pas nécessaire de les reconstruire derrière le filet. Cependant, il se peut aussi que nous les intégrions au filet et les laissions en place. Ce sont là des détails qui restent à régler".
Comme le filet sécurisera également indirectement le Hockelsstour, classé monument national, une subvention a été promise à la commune. On ne sait toutefois pas encore quel en sera le montant.