
La jeune Ukrainienne Kseniia‑Anastasiia raconte ses expériences de guerre : ce que la jeune femme de 19 ans et sa famille ont vécu dans la ville de Berdiansk, occupée par les Russes, et comment les enfants sont endoctrinés et souffrent sous l’occupation russe.
La guerre en Ukraine ne doit pas être oubliée. C’est pourquoi l’ASBL LUkraine, en collaboration avec les ambassadeurs de dix pays et la représentation de l’Union européenne ici au Luxembourg, a créé l’Advocacy Coalition.
Kseniia‑Anastasiia a vécu un moment très particulier lundi lorsqu’elle a pris la parole devant plus de 150 invités, dans l’auditoire du Parlement européen au Kirchberg. La jeune femme avait 15 ans lorsque sa ville natale, Berdiansk, au bord de la mer d’Azov, a été prise par les Russes le 27 février 2022.
L’émotion était grande lorsque Kseniia‑Anastasiia a raconté comment les Russes avaient interdit aux enfants de suivre des cours en ligne en ukrainien.Comment elle a été obligée d’aller à l’école russe, où l’histoire du monde était soudain toute autre : “Ils nous ont inculqué une nouvelle vision du monde”. La jeune femme a décrit le moment où les Russes ont arrêté son père parce qu’il avait publié un message anti‑russe sur les réseaux sociaux. En détention, son père a été torturé. Des événements qui ont profondément marqué Kseniia‑Anastasiia.
Pour la première fois dans sa vie à l’étranger, la jeune femme est accompagnée ici au Luxembourg par une psychologue : “J’ai bien dormi. J’ai bien mangé. Ici, je suis dans un pays où je trouve la paix. Où je me sens bien. Ce sont des jours reposants.”
Lundi matin, la jeune Ukrainienne a découvert la ville de Luxembourg. Pendant ce temps, elle a raconté à une équipe de RTL comment elle avait vécu les deux ans et demi sous occupation russe, avant que sa mère ne parvienne à fuir avec les enfants à Kiev. Elle explique combien il est important pour elle que les gens en Europe, mais aussi en Ukraine, apprennent de première main ce qui se passe dans les territoires occupés : comment les enfants sont enlevés et endoctrinés par les Russes :
“En ce moment, je travaille avec des psychologues, cela m’aide. Je peux à nouveau planifier mon avenir. J’aimerais travailler comme event manager. C’est ce que j’étudie à l’université. Quand j’ai quitté les territoires occupés, j’ai commencé mes études. Pendant un an, j’ai douté de mon avenir. Il était impossible de planifier quoi que ce soit. Je vivais simplement au jour le jour.”
En ce qui concerne l’avenir de l’Ukraine, Kseniia‑Anastasiia espère que tous les territoires occupés, y compris sa ville natale de Berdiansk, pourront être libérés, que les enfants déportés et les soldats pourront rentrer chez eux, et que les Ukrainiens pourront vivre dans un pays libre, indépendant et étroitement lié à l’Union européenne.