
La personne interpellée aurait été une sorte de coursier, se rendant au domicile des victimes pour récupérer leurs cartes bancaires, après que celles-ci avaient été alertées de prétendus problèmes via de faux sites internet imitant MyGuichet, la CNS ou encore LuxTrust, ce qui, bien entendu, était faux. Ensuite, elle aurait utilisée ces cartes pour retirer frauduleusement de l'argent. Elle est également "suspectée d’actes de blanchiment de fonds provenant des escroqueries commises", indique le parquet.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen, la personne de nationalité française a été interpellée par les autorités françaises sur leur territoire. Elle a été remise aux autorités judiciaires luxembourgeoises le 27 avril. Le juge d'instruction auquel elle a été présentée ensuite, a décerné un mandat de dépôt à son encontre.
Les charges qui pèsent sur cette personne, dont le parquet ne précise pas s'il s'agit d'une femme ou d'un homme, sont les suivantes : escroquerie, vol qualifié, fraude informatique, blanchiment et participation à une organisation criminelle respectivement une association de malfaiteurs.
Si les autorités ignorent encore le nombre de faits pouvant lui être attribués, le parquet rappelle "qu’au cours des années 2024 et 2025, plus de 700 plaintes liées à des escroqueries de type 'fraude Luxtrust' ont été enregistrées auprès de la police, pour un préjudice total dépassant les 10 millions d’euros".
Le parquet souligne encore que la personne concernée bénéficie de la présomption d'innocence.