
Jean-Pierre Farandou a précisé que ses discussions avec les syndicats et le patronat étaient encore en cours jusqu'à dimanche et que son objectif était de "converger" pour arriver à un compromis sur le Smic, les minima de branches et les négociations salariales dans les entreprises, au lendemain d'une journée de grève et de manifestations qui a mobilisé jeudi plus de 1,5 million de personnes selon les syndicats, et 575.000 selon les autorités.
Les attentes des syndicats sont toutefois nettement plus élevées. La CGT réclame une augmentation de 10% du Smic, soit près de 150 euros net supplémentaires par mois, ainsi que l'indexation de l'ensemble des salaires sur l'inflation. De son côté, la CFDT demande une revalorisation de 100 euros net mensuels du salaire minimum, qui passerait ainsi à près de 1.578 euros. Les deux organisations souhaitent également des augmentations plus générales des rémunérations. La CFDT réclame notamment l'ouverture de négociations salariales dans toutes les branches professionnelles et une revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, gelé depuis juillet 2023.
Le gouvernement envisage pour sa part d'anticiper au 1er décembre la revalorisation automatique du Smic normalement prévue au 1er janvier 2027, éventuellement accompagnée d'un "coup de pouce" supplémentaire. Aucune décision n'a cependant été arrêtée. Jean-Pierre Farandou souhaite également pousser les branches professionnelles à relever leurs minima conventionnels, parfois inférieurs au Smic, et relancer les négociations salariales dans les entreprises.