
D’autres pays nordiques occupent également les premières places en matière de satisfaction générale : l’Islande et le Danemark occupent respectivement la deuxième et la troisième place. Le Luxembourg ne bouge pas par rapport à l’année précédente et se classe à la 9e position.
En ce qui concerne nos voisins: les Belges sont 14èmes, l’Allemagne est 17ème. La France se classe en 35e position, derrière des pays comme le Brésil, l’Uruguay ou le Kazakhstan.
Dans le même temps, l’étude réalisée pour le compte des Nations unies met en évidence un problème de l’ère d’Internet : selon elle, l’utilisation des réseaux sociaux nuit de plus en plus au bien-être émotionnel des jeunes en Occident.
La Finlande arrive en tête du classement avec une moyenne de 7,76 sur 10. Malgré un chômage record et de profondes coupes dans le système social, “nous sommes toujours le pays le plus heureux du monde”, a commenté le sociologue Juho Saari de l’université de Tampere. “Cela montre que la politique n’est pas si déterminante”, s’est-il dit convaincu. La vie privée des gens serait plus importante dans la définition du bonheur.
“Nous avons une nature intacte, et le calme et la paix qui règnent ici sont probablement notre atout, la raison pour laquelle il fait si bon vivre ici”, a commenté Karolina Iissalo, 30 ans, originaire d’Helsinki, à propos du rapport sur le bonheur, entre deux séances de sauna.
Parmi les 147 pays étudiés, c’est en Afghanistan, pays dominé par les talibans islamistes, que la satisfaction de vie était la plus faible, juste derrière la Sierra Leone et le Malawi. Pour la première fois depuis le début de cette enquête annuelle en 2012, aucun pays anglophone ne figure dans le top 10.
L’étude a relevé une “baisse drastique” de la satisfaction de vie chez les moins de 25 ans aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, “en particulier chez les filles”. Cette situation serait due à l’utilisation excessive des réseaux sociaux. Ceux-ci auraient des effets “complexes” sur le bien-être, notent les auteurs : “une utilisation intensive s’accompagne d’une satisfaction de vie nettement moindre”, a déclaré l’un des participants, l’économiste Jan-Emmanuel De Neve de l’université d’Oxford.
Le Rapport mondial sur le bonheur examine six facteurs qui contribuent à la satisfaction dans la vie : le produit intérieur brut par habitant, l’espérance de vie moyenne, le système social, la liberté de prendre des décisions autonomes, la générosité et la perception de la corruption.