
Onze communes luxembourgeoises appliquent actuellement une taxe de séjour. Le gouvernement, lui, n’envisage pas d’instaurer une telle taxe à l’échelle nationale. C’est ce qu’indiquent le ministre de l’Économie, Lex Delles, et le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, dans une réponse à une question parlementaire du député ADR Tom Weidig, publiée mardi.
Les recettes générées par cette taxe varient fortement d’une commune à l’autre. Selon les chiffres communiqués par les ministres, la Ville de Luxembourg arrive très largement en tête, avec 3,6 millions d’euros récoltés l’an dernier. Esch-sur-Alzette suit, mais très loin derrière, avec 160.000 euros, devant Roeser, qui a engrangé 109.000 euros.
À l’inverse, quatre des communes concernées n’ont enregistré aucune recette. Mamer illustre également les écarts considérables entre les communes : il y a trois ans, la taxe de séjour n’y avait rapporté qu’une quarantaine d’euros. L’application de la taxe relève de l’autonomie communale. Chaque commune est libre de déterminer les modalités de perception ainsi que l’utilisation des recettes.
À Luxembourg-Ville, par exemple, une taxe de 3 % est appliquée depuis 2014 sur les montants de location hors TVA. Elle concerne les personnes séjournant dans un hôtel, une auberge ou une maison d’hôtes qui ne sont pas inscrites au registre de la population. Reste la question de l’impact économique de cette taxe.
Sur ce point, le gouvernement reconnaît ne pas disposer de données permettant d’évaluer ses effets sur l’attractivité et la compétitivité du secteur HORECA ou du tourisme luxembourgeois. En l’état, aucune harmonisation nationale n’est donc prévue : la taxe de séjour reste une compétence des communes qui choisissent de l’appliquer.