Championnats du monde d'athlétismePatrizia van der Weken loin du podium mondial sur 60 m

Christophe Nadin
La championne nationale a dû se contenter de la huitième et dernière place de la finale disputée ce samedi soir en Pologne, signant un chrono de 7’’10.
Patrizia Van der Weken (8. Plaz) an d'Jacious Sears (2. Plaz) no der Finall iwwer 60 Meter.
© ANDREJ ISAKOVIC/AFP

Dans une constellation d’excellentes sprinteuses, Patrizia van der Weken n’est pas parvenue à briller comme elle l’avait espéré à la veille de ces Championnats du monde en salle de Torun.

Il y avait forcément de l’attente après son podium décroché il y a un an à Nankin en Chine. Mais la configuration avait elle aussi changé avec une densité bien plus impressionnante.

La journée avait débuté en mode mineur pour la sprinteuse d’Hosingen qui faisait le nécessaire pour se qualifier pour les demi-finales en remportant sa série dans le temps modeste de 7’’14, ce qui correspondait à ses standards de tout début de saison. Le chrono n’était qu’anecdotique puisque les trois premières filles passaient au tour suivant.

La demi-finale renvoyait déjà une image plus fidèle de la réalité. La triple meilleure sportive de l’année au pays montait en puissance mais restait derrière la Jamaïquaine Jonielle Smith qui remportait sa course en 7’’03, soit deux centième de mieux que le temps de la Luxembourgeoise qui filait cependant en finale, se rapprochant au passage à 4 centièmes de son record national synonyme aussi de troisième meilleure performance mondiale de l’année avant les trois coups de ces Mondiaux.

Il fallait encore aller plus vite pour monter sur cette boîte que convoitaient les 8 finalistes dans la dernière course de cette session nocturne. Patrizia van der Weken n’allait pas le faire. Elle devait se contenter de la 8e et dernière place de cet épilogue, signant un chrono de 7’’10 qui ne permettait pas de nourrir d’autre rêve.

Van der Weken n’a jamais été dans le coup dans cette finale, même si ses derniers mètres auraient pu lui éviter cette dernière place. Tout devant, c’est l’Italienne Zaynab Dosso, impressionnante tout au long de la journée, qui devenait championne du monde dans le temps de 7’’00 pile, soit un centième de plus que son meilleur chrono de l’année (6’’99) qu’elle partageait avec Julien Alfred. L’athlète de Sainte-Lucie, championne olympique en titre sur 100 m, devait se contenter de la troisième place derrière l’Américaine Jacious Sears. Les deux filles étant départagées aux millièmes.

V.l.n.r.: Julien Alfred, Zaymab Dosso, Jacious Sears
V.l.n.r.: Julien Alfred, Zaymab Dosso, Jacious Sears
© AFP

Au tour de Victoria Rausch

Vendredi, Vera Bertemes-Hoffmann s’était arrêtée au stade du premier tour 1.500 m. Engagée dans la première série, l’athlète a pris la 7e place alors que seules les trois premières se qualifiaient pour la finale. Dans une course très tactique, la première Luxembourgeoise en lice était légèrement gênée lorsque les choses s’emballèrent. Elle coupa finalement la ligne en 4'21"90, très loin de son meilleur temps sur la distance. La Française Agathe Guillemot remporta la série en 4'16"25.

Ce dimanche c’est Victoria Rausch qui refermera le ban pour les athlètes de la FLA. Elle sera engagée dans la 4e des 6 série du 60 m haies au côté notamment de la Bahaméenne Devynne Charlton, double championne du monde indoor et détentrice du record du monde. Huit filles seront au départ de cette série. Les trois meilleures poursuivront l’aventure et six autres seront rempêchées au temps sur l’ensemble des séries. La tâche s’annonce rude pour la Luxembourgeoise qui visera avant tout un bon chrono.

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