
D’après le média flamand, les contrôles de sécurité de Brussels Airport ont connu un véritable trou d’air en octobre dernier. Mis à l’épreuve durant un exercice, les agents ont laissé passé un “passager mystère” équipé d’une fausse ceinture explosive.
Le dispositif, qui n’était pas dangereux, était toutefois conçu pour être réaliste:“la ceinture était très crédible, il y avait des fils, un détonateur et une substance qui a la même densité que des explosifs”a anonymement confié l’homme au journal. Il a finalement réussi à passer la sécurité en se faisant passer pour un touriste qui ne parlait pas néerlandais et portait un dispositif pour soulager le mal de dos.
Pire, le même jour, ce même “passager mystère” est parvenu à passer les contrôles deux autres fois, avec un faux badge de la sécurité et armé d’un couteau.
Interrogé par Le Soir, l’État belge, via son Service public fédéral Mobilité, rétorque n’avoir trouvé aucune trace ni aucune preuve de l’incident et assure que personne parmi ses services n’a testé l’aéroport en tant que “passager mystère”. L’aéroport n’a pas souhaité s’exprimer. Une enquête est en cours.
Het Laatste Nieuws rapporte que les contrôles de sécurité de l’aéroport sont réalisés par l’entreprise G4S. Environ 900 personnes sont employés dans ce but à l’aéroport. Ce type d’exercice est souvent mené par la Direction générale de l’Aviation civile belge, qui espère atteindre 70% de taux de réussite pour les services de sécurité.
Pour le syndicat libéral CGSLB, c’est le signe que “le confort des passagers passe avant les mesures de sécurité”. Le syndicat chrétien CSC plaide lui contre des rythmes difficiles et une augmentation constante de la charge de travail.