
Quelques heures après la disparition des radars, plusieurs débris ont été retrouvés mais toujours aucun signe des deux pilotes qui se trouvaient à bord. L’appareil, parti mercredi matin de la base de Nancy-Ochey pour un vol d’entraînement, a disparu des radars alors qu’il survolait le Jura, à la frontière Suisse.
“Nous espérons que nous allons les retrouver vivants. Ils sont à ce stade portés disparus”, a déclaré le porte-parole de l’armée de l’Air, le colonel Cyrille Duvivier, lors d’une conférence de presse à Paris. “La difficulté, c’est de trouver la zone d’impact (...) La zone des débris peut être immense”, a-t-il précisé.
Interrompues dans la nuit, les recherches ont repris à 7h30 ce matin.
Les quelques indices à portée des enquêteurs ne sont toutefois pas encourageants. “On n’a eu aucun contact d’aucune sorte”, aucun signal d’éjection, a souligné le colonel Duvivier. Aucune des balises - placées sur le siège éjectable et qui se déclenchent automatiquement lors de l’éjection ou que les pilotes déclenchent en arrivant au sol pour être localisés - n’ont été activées.
Des débris ont été localisés à Mignovillard, commune autour de laquelle les recherches s’étaient concentrées, a indiqué une source proche des secours.
Selon L’Est Républicain, un parachute et une carte figurent parmi les débris retrouvés sur les hauteurs de Mignovillard, à 1.050 mètres d’altitude. “On a trouvé du tissu qui ressemble à un parachute”, a confirmé le colonel Duvivier. “Mais il est trop tôt pour dire s’il s’agit d’un parachute de l’équipage ou de l’appareil”, a-t-il ajouté.
“On sait qu’il s’est passé quelque chose d’anormal”, a déclaré de son côté à l’AFP une source militaire sans plus de précisions.
Une enquête a été ouverte pour “recherche des causes de l’accident” par le parquet de Metz, compétent pour les affaires pénales militaires dans la zone Est.