
Avec désormais 530 adultes en France, la population de loups a largement augmenté en un an, dépassant le seuil de 500 permettant de “résister au risque d’extinction”, ce qui va entraîner une hausse du nombre d’animaux pouvant être abattus.
Une carte publiée vendredi par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage montre que ces attaques se concentrent principalement dans les Alpes (Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Savoie).
Dans le nord, les départements des Vosges, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle font également office de zones de vie pour le loup. Celui-ci privilégie notamment le massif vosgien, à l’ouest du département, ainsi que la zone frontalière entre les Vosges, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. En revanche, ses incursions sont encore occasionnelles plus au nord.

Sa présence forte, bien qu’étant indispensable à la survie de l’espère et sa reconquête de l’Europe, oblige également les autorités à augmenter les seuils d’abattage. En réaction à l’augmentation confirmée du nombre d’adultes, le préfet du Rhône, préfet coordonnateur du loup, a immédiatement annoncé que le plafond de prélèvement pour 2019 passerait à 53 loups (38 ont déjà été tués depuis le début de l’année). Une mesure qui ne satisfait ni les éleveurs, souvent impuissants face aux prédations, ni les défenseurs de la faune, qui souhaitent limiter ces tirs.