
La vague de chaleur qui a étouffé le Luxembourg fin juin a mis les services de secours à rude épreuve. Fin juin, les températures records ressenties au Luxembourg avaient provoqué une "hausse significative" des interventions : jusqu'à 70% de cas supplémentaires pour les membres du CGDIS.
Dans une réponse à une question parlementaire des députés déi Gréng, le gouvernement confirme ce coup de chaud au sein des services de secours : "les services de secours du CGDIS ont connu une sollicitation particulièrement élevée, notamment dans le domaine du secours d'urgence à personne. Cette situation a nécessité un renforcement immédiat et durable des effectifs opérationnels par tout moyen disponible" écrit le ministre des Affaires intérieures, Léon gloden.
Dans ce contexte brûlant, il explique que le directeur du CGDIS avait lancé un "appel à la solidarité" auprès des employeurs des volontaires du CGDIS. En invoquant l'article 49 de la loi sur l'organisation des services de secours, il a pu demander à "dispenser de leurs obligations professionnelles leurs salariés membres d’une unité de secours du CGDIS à l'occasion de situations d'urgences demandant l'intervention de l'unité dont ils relèvent".
Cet appel à la bonne volonté des employeurs a été rapidement transmis à l'ensemble du personnel de secours afin qu'ils puissent "discuter directement avec leur employeur des possibilités de dispense de travail" pour répondre aux sollicitations du CGDIS. "Le Directeur général du CGDIS comptait à juste titre sur la flexibilité et le bon sens des employeurs et des volontaires pour trouver des solutions adaptées aux différents cas individuels" précise le ministre.
Dans le seul secteur de l'éducation, 12 agents ou élèves ont demandé cette dispense afin de prêter main forte aux équipes du CGDIS. Aucun arbitrage n'a dû être effectué entre le ministère de l'Intérieur et d'éventuels employeurs lésés par une demande de dispense d'un pompier volontaire.