
Un groupe de livreurs a lancé vendredi après-midi une grève spontanée contre la plateforme Wolt. Comme cela a été confirmé RTL, 160 livreurs font partie d'un groupe WhatsApp intitulé "Manifestation contre Wolt". En conséquence, plusieurs livraisons avec Wolt semblent prendre beaucoup plus de temps que d'habitude ce vendredi. "Certaines livraisons pourraient même être purement et simplement annulées", a déclaré un livreur à RTL.
Il a en outre expliqué que cette action était une réponse à la nouvelle baisse des tarifs imposée par la plateforme aux livreurs.
Cependant, un message de la direction de Wolt adressé à certains livreurs a montré une volonté de dialogue. La direction a également proposé de discuter avec quelques représentants des modifications tarifaires, car elle prenait ces préoccupations au sérieux.
Dans un fast-food de la ville, on a pu voir des partenaires de livraison Wolt qui n'étaient pas au courant de cette action. Le gérant de ce restaurant a également déclaré qu'aucune commande n'avait encore été refusée par l'un ou l'autre livreur. Souvent indépendants ou parfois sous contrat, ils continuent d'effectuer des livraisons pour d'autres plateformes.
Le nombre de livreurs travaillant pour Wolt n'est pas connu.
Interrogé à ce sujet, un porte-parole de Wolt a confirmé que l'entreprise était en contact direct avec les livreurs concernés et les avait déjà invités à une discussion. Les retours des livreurs seront pris au sérieux et l'entreprise souhaite mieux comprendre leurs préoccupations, ajoute le communiqué.
Wolt fournit également des explications supplémentaires concernant les tarifs, soulignant qu'ils varient de semaine en semaine en fonction d'un certain nombre de facteurs, notamment l'offre et la demande, voire encore de la météo.
Malgré la grève, l'entreprise ne s'attend toutefois pas à des perturbations majeures de ses activités.
En réaction à cette grève, Déi Lénk réclame, dans un communiqué, l'adoption d'une loi sur les plateformes de livraison. Ce boycott montre clairement qu'il est grand temps de protéger légalement les travailleurs et de mettre fin à leur exploitation, selon le parti.
Déi Lénk souligne dans son communiqué que les plateformes font souvent appel à des personnes vulnérables qui ne bénéficient pas d’un contrat de travail et ne sont pas couvertes en cas d’accident ou de maladie. Le parti nous rappelle qu'il a déposé un projet de loi à la Chambre qui instaurerait des droits collectifs pour les livreurs.