
Selon lui, la question de l'énergie, du climat et de l'approvisionnement doit être abordée dans sa globalité.
Membre de la commission parlementaire compétente, Georges Engel a insisté sur la nécessité de réduire la consommation de carburant, mais aussi la consommation d'énergie dans son ensemble. Il a regretté le manque de nouvelles initiatives en matière de rénovation énergétique des bâtiments et plaidé pour un recours accru au télétravail afin de limiter les déplacements.

Le coprésident du LSAP a également revendiqué la sensibilité écologique de son parti. Interrogé sur les positions parfois plus favorables à l'économie de figures socialistes comme Jeannot Krecké ou Robert Goebbels, il a défendu l'existence de différentes sensibilités au sein du LSAP, estimant que cette diversité constituait une richesse.
Concernant la sécurité de l'approvisionnement énergétique, Georges Engel s'est montré réservé à l'idée d'augmenter les capacités de stockage de produits pétroliers sur un seul site. Si de nouvelles infrastructures devaient voir le jour, elles devraient selon lui être réparties sur plusieurs emplacements. L'ancien bourgmestre de Sanem estime par ailleurs que les communes concernées devraient bénéficier de compensations en contrepartie des contraintes engendrées.
Le député a aussi critiqué la récente réforme fiscale adoptée la semaine dernière, rappelant que les taxes sur l'essence et le diesel rapportent toujours plus de 800 millions d'euros par an à l'État. Il juge contestable que les hauts revenus bénéficient également d'allégements fiscaux dans ce contexte.
Sur le volet social, Georges Engel a salué l'approche du ministre du Travail Marc Spautz concernant la flexibilisation de l'organisation du temps de travail. L'ancien ministre considère comme essentiel que les adaptations éventuelles continuent à être négociées dans le cadre des conventions collectives. Il s'est toutefois interrogé sur la nécessité d'un cadre plus strict pour certaines formes de travail à temps partiel.
Concernant la possibilité de concentrer le temps de travail sur quatre journées de dix heures, le député a également rappelé que de nombreux salariés doivent déjà composer avec des trajets importants entre leur domicile et leur lieu de travail.