CPTELa mise en place d'un temps partiel familial examinée par les partenaires sociaux

Maxime Gillen
adapté pour RTL Infos
Le gouvernement souhaite étendre plusieurs congés spéciaux et introduire un temps partiel familial.
Les parents d’enfants de moins de 13 ans devraient pouvoir réduire leur temps de travail de 10 %.
© Les parents d’enfants de moins de 13 ans devraient pouvoir réduire leur temps de travail de 10 %.
© Canva / Vidal Balielo Jr.

Mercredi, le ministre du Travail Marc Spautz a retrouvé les représentants du patronat et des salariés pour une réunion du Comité permanent du travail et de l'emploi. Il y a notamment été question du projet de loi en cours d'élaboration qui instaure un temps partiel familial.

Avec ce temps partiel familial, un salarié parent d'un enfant de moins de 13 ans devrait pouvoir réduire son temps de travail jusqu’à 10 % afin de profiter d'un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Ce congé étant sans solde, il s'agit, selon les syndicats, d’une mesure qui s’adresse uniquement aux personnes les plus aisées, puisqu’il faut pouvoir se permettre de renoncer à une partie de son salaire. Mais au-delà de cela, une telle réduction du temps de travail comporte, selon le LCGB et l’OGBL, un risque important.

"Nous savons que, dans ce genre de situation, c’est encore très souvent la femme qui passe à temps partiel. Pendant cette période, sa rémunération diminue, et le droit au retour est important, car si elle reste à temps partiel, cela aura des conséquences considérables sur sa pension", avertit le président du LCGB, Patrick Dury.

Le patronat ne s’oppose pas par principe à un tel droit au retour, mais demande que les modalités de ce temps partiel familial soient clairement définies. Le président de l’UEL, Michel Reckinger, estime également qu'avec la proposition du ministre, le salarié bénéficierait d’une trop grande flexibilité. Le salarié qui opterait pour ce temps partiel familial pourrait en effet modifier aussi ses horaires. "Ce sont des choses qui doivent être clairement définies", affirme Michel Reckinger. "Il faut décrire précisément ce que je peux faire, pendant combien de temps je peux le faire et quels sont les délais."

En revanche, en ce qui concerne l’organisation générale du temps de travail, l’UEL estime qu’il y a un manque de flexibilité. C’est pourquoi un accord sur le temps partiel et les congés spéciaux est lié à celui portant sur l’organisation du temps de travail. Cette question sera abordée lors d’une prochaine réunion du CPTE, le 15 octobre, précise le ministre du Travail Marc Spautz.

Pour les syndicats, l’organisation du temps de travail n’est pas non plus un sujet tabou, tant que les mesures spécifiques sont réglées par le biais de conventions collectives. De nombreuses possibilités sont envisageables dans ce cadre, estime Patrick Dury.

Lors de cette réunion, il a également été question de la transposition de deux directives européennes, qui doivent désormais être mises en œuvre le plus rapidement possible. Selon la présidente de l’OGBL, Nora Back, de nombreux points restent encore à clarifier dans les deux textes. Il s’agit de la directive sur la transparence des rémunérations et de celle sur le travail de plateforme.

Par ailleurs, il s'agissait pour Michel Reckinger de sa dernière réunion dans ses fonctions de président de l’UEL. Son successeur, Marc Lauer, prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre.

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