
Au début de l'été, plusieurs aides et subventions ont été décidées afin de freiner l’inflation. Après sa présentation, le directeur du Statec, Tom Haas, a toutefois indiqué que le choc observé alors s’avérait moins temporaire qu’on ne le pensait initialement :
"Le risque que nous avions identifié pour l’année 2026 s’est désormais déplacé vers 2027. Nous avons montré que les mesures sur les prix adoptées durant l’été ont eu un impact important et qu’elles ont apporté une aide réelle. Mais elles ont aidé dans une crise temporaire. S'il s’avère effectivement qu'il s'agit d'une crise plus durable et plus structurelle qui se prolonge jusqu’en 2027, voire même jusqu’en 2028 selon les marchés, notamment en ce qui concerne les prix du gaz, alors se pose naturellement la question des conséquences d’un tel scénario de prix."
C’est précisément ce que le Statec va calculer au cours des deux prochaines semaines. Une nouvelle prévision de l’inflation sera alors présentée et permettra notamment de savoir à quel moment la prochaine tranche indiciaire est attendue.
En juin, certains craignaient qu’elle puisse encore intervenir avant la fin de l’année.
"C’est pour cette raison que des mesures ont été prises. Elles ont effectivement fait en sorte que nous n'auront pas de nouvelle tranche incidiaire cette année, selon toute vraisemblance. Nous avions déjà prévu à l’époque que son déclenchement serait reporté d’environ deux trimestres, ce qui permettait de respecter l’objectif qu’ils s’étaient fixé, à savoir un intervalle de douze mois. Cependant, avec ce qui s’est produit au cours des dernières semaines, il existe désormais un risque que cette prévision ne se vérifie plus. Mais nous ne le savons pas encore aujourd’hui. Nous en saurons davantage dans deux semaines."