
Alors que la banque avait assuré que les salariés concernés bénéficieraient de garanties d’emploi pour les deux prochaines années, un élément essentiel n’avait pas été communiqué : Kyndryl dispose déjà d’un plan social, touchant une vingtaine de collaborateurs.
Pour l’OGBL et le LCGB, cette omission constitue un double manquement. Dans un communiqué, les deux syndicats parlent d’une "double trahison", à la fois envers les salariés actuellement chez Kyndryl et envers ceux qui s’apprêtent à y être transférés. Ils reprochent à l’entreprise un manque total de transparence : "Il est incompréhensible que des informations aussi importantes n’aient pas été communiquées clairement."
Les organisations syndicales critiquent ouvertement la manière dont Kyndryl a géré le dossier et annoncent vouloir utiliser tous les moyens syndicaux pour obtenir des clarifications. Leur position est nette : Kyndryl doit conserver l’ensemble de ses salariés, y compris ceux qui arriveront de la BIL.
Le transfert, présenté comme une externalisation stratégique, se retrouve désormais au cœur d’une controverse sociale, alimentée par la découverte tardive d’un plan social déjà en cours chez le prestataire américain.