Temps de travailLe ministre propose quatre journées de 10 heures au lieu des cinq de huit heures

Michèle Sinner
adapté pour RTL Infos
Ce mercredi, les syndicats ont remporté une victoire sur les questions liées à l’organisation du temps de travail et aux conventions collectives.
Des réformes sont
Une réunion du CPTE en juillet 2026.
© Céline Eischen (image d'archive)

Lors de la réunion du Conseil permanent du travail et de l’emploi (CPTE), le ministre du Travail Marc Spautz a proposé que toute flexibilisation du temps de travail fasse l’objet de négociations dans le cadre des conventions collectives.

La proposition prévoit qu’au lieu de travailler cinq jours de huit heures, un salarié puisse effectuer quatre journées de dix heures par semaine. Elle prévoit également que le repos hebdomadaire puisse être réduit de 44 à 35 heures, qu’il soit possible de prendre deux pauses au lieu d'une seule, et qu’une plus grande flexibilité soit introduite pour le travail à temps partiel, permettant par exemple de travailler nettement plus d'heures une semaine et moins l'autre.

Marc Spautz a toutefois précisé que la législation sur le travail ne serait pas modifiée sur ces différents points. Toute mesure de flexibilisation devra donc être négociée avec les syndicats dans le cadre des conventions collectives.

Il s’agit d’un revirement important par rapport à la situation d’il y a deux ans. Sous le mandat du ministre du Travail précédent, Georges Mischo, de vives tensions étaient apparues entre le gouvernement et les syndicats. En cause notamment, la volonté de Georges Mischo de retirer l’organisation du temps de travail du champ des conventions collectives, une mesure qui aurait eu pour effet d’affaiblir ce système.

Sous la présidence de Michel Reckinger, l’Union des entreprises luxembourgeoises avait également revendiqué que l’organisation du temps de travail au sein des entreprises puisse être négociée directement entre l’employeur et la délégation du personnel, au moyen d’"accords d’entreprise", donc en dehors du cadre des conventions collectives.

Le nouveau président de l’UEL, Marc Lauer, n’était pas présent mercredi à la réunion du CPTE. La nouvelle répartition des responsabilités au sein de l’UEL expliquerait pourquoi cette dernière était représentée au CPTE par la directrice de l’organisation, Charlotte Junck.

Les partenaires sociaux vont désormais soumettre ces propositions à leurs instances respectives.

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