Pouvoir d'achat, logement, santéPremières discussions avec syndicats et patronat avant la tripartite

Marc Hoscheid
adapté pour RTL Infos
Les syndicats ont souhaité ajouter certains sujets aux discussions, sans oublier les "classiques" questions du pouvoir d'achat et de la sécurité de l'emploi – les patrons, quant à eux, préféreraient qu'il y ait moins de sujets sur la table des négociations.
© Ken Fitzke

Mercredi matin, les premières réunions ont eu lieu en amont de la table ronde tripartite. De 9h à 10h, le gouvernement a rencontré les représentants de l'OGBL et du LCGB, puis ceux de l'association patronale de 10h30 à 11h30.

La présidente de l’OGBL, Nora Back, a déclaré que le gouvernement avait demandé aux syndicats quels points ils souhaitaient voir figurer à l’ordre du jour de la réunion tripartite.

Mais lorsque la réunion tripartite débutera effectivement, la première étape la semaine prochaine consistera à rédiger un constat, une étape importante selon Nora Back: "nous sommes tous d’accord pour dire que ce constat porte sur la situation économique, mais aussi sur la situation sociale. Comment se portent les entreprises, mais aussi comment se portent les travailleurs et leurs familles ici au Luxembourg ? Il y a un consensus sur le fait que ce sera le sujet de la réunion du 12 [mai]. Et puis nous en venons aux thèmes, parmi lesquels figure évidemment le pouvoir d’achat ; il est naturel pour nous que ce soit l’une de nos principales préoccupations. Et en matière de pouvoir d’achat, nous parlons des salaires, nous parlons des prix de l’énergie et nous parlons du salaire minimum".

Outre le pouvoir d’achat, les syndicats souhaiteraient également aborder trois autres sujets : la sécurité de l’emploi, la crise du logement et les soins de santé. Nora Back a toutefois elle-même déclaré que les deux derniers sujets ne sont pas nécessairement habituels pour une réunion tripartite.

Lorsqu'on leur a demandé si les syndicats tenaient vraiment à ces discussions, voici ce qu'a répondu Patrick Dury, le président du LCGB: "il faut savoir que les deux organisations ont clairement fait savoir que si notre système de santé s'effondrait, cela entraînerait un conflit social dans ce pays. Une fois encore, nous ne sommes pas ici pour créer des conflits, nous sommes ici pour trouver des solutions. Mais vous devez savoir que la santé relève des syndicats, de la confédération syndicale, et que nous devons apaiser la situation et rassurer les gens, et non les plonger dans davantage d’incertitude".

De son côté, l’association patronale souhaite aborder non pas des problèmes structurels, mais purement conjoncturels. "Il s’agit de la compétitivité des entreprises, et le moins que l'on puisse dire c'est que les prix de l’énergie, les salaires et les coûts salariaux jouent un rôle à cet égard", selon le président de l’UEL, Michel Reckinger.

Aux côtés du Premier ministre Luc Frieden, le gouvernement est également représenté par le vice-Premier ministre Xavier Bettel, le ministre des Finances Gilles Roth et le ministre du Logement Claude Meisch.

Ce mercredi après-midi, vers 15 heures, une réunion aura lieu avec le syndicat des fonctionnaires, la CGFP, puis, vers 16 heures, le gouvernement tiendra une conférence de presse.

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