
Le parquet du procureur du Roi de Liège a annoncé mardi avoir ouvert une information judiciaire pour incendie involontaire, afin de déterminer ce qui a déclenché les flammes dans cette réserve naturelle emblématique. Selon les premiers éléments recueillis, une piste se détache : celle d’un engin agricole qui aurait pu être impliqué à proximité du point de départ du feu. Cette hypothèse reste toutefois à vérifier et aucune conclusion définitive n’a été tirée.
Dès les premières heures du sinistre, les services de police ont procédé aux constatations sur le terrain et rassemblé tous les éléments susceptibles d’éclairer l’origine du brasier. "Plusieurs hypothèses sont examinées par les enquêteurs. Aucune conclusion définitive ne peut actuellement être tirée quant à la cause exacte de l’incendie", précise le parquet. Deux experts ont été désignés, l’un spécialisé en incendie, l’autre en roulage, afin d’analyser les données techniques.
Leurs rapports ne sont pas attendus avant plusieurs mois. Le parquet n’a pas souhaité commenter davantage à ce stade.
Pendant ce temps, la lutte contre les flammes se poursuit. Une centaine de personnes issues des zones de secours de l’est de la province de Liège, de la Protection civile, du DNF, ainsi que des polices locale et fédérale, appuyées par un hélicoptère, sont toujours à pied d’œuvre dans les Fagnes. Plus de dix jours après le départ du feu, environ 3.000 hectares de végétation ont été ravagés et l’incendie n’est toujours pas totalement maîtrisé. Les secteurs nord et est restent particulièrement problématiques, où la maîtrise demeure partielle.
Les équipes concentrent désormais leurs efforts sur l’extinction des reprises de feu et l’abattage des arbres encore susceptibles de s’embraser. Une nouvelle évaluation de la situation est prévue vendredi, afin d’adapter si nécessaire la stratégie et les moyens engagés.
Les routes ont rouvert mardi matin, mais l’accès à la zone touchée reste strictement interdit.