Pollution et fumées"Tout n'a pas fonctionné de manière optimale" admet le ministre de l'Environnement

Raphaëlle Dickes
adapté pour RTL Infos
Le gouvernement s’est penché lundi sur la vaste fumée qui a recouvert le pays après les incendies dans les Hautes Fagnes, ainsi que sur la manière dont les autorités ont communiqué autour de cet épisode inédit.
© Raphaëlle Dickes

Le ministre de l’Environnement Serge Wilmes reconnaît que tout n’a pas fonctionné de manière optimale. Selon lui, les services ont été confrontés à un phénomène totalement nouveau : des feux de forêt aux portes du pays, avec une fumée dense se déplaçant rapidement sur le territoire. Les protocoles existants, explique-t-il, avaient été conçus pour des situations urbaines ou industrielles, et non pour un scénario de pollution atmosphérique liée à des incendies transfrontaliers.

Le ministre admet qu’il aurait été possible de mieux faire et que cette expérience devra être intégrée dans l’analyse de la communication menée ces derniers jours. Le Conseil de gouvernement a d’ailleurs chargé les administrations concernées de revoir l’ensemble des procédures afin d’améliorer l’information destinée à la population lors de futurs épisodes similaires.

Parmi les pistes évoquées, l’application "meng Loft" devrait à l’avenir afficher également la valeur des particules fines, afin de donner une image plus complète de la qualité de l’air. Le ministère réfléchit aussi à l’installation de nouvelles stations de mesure dans le nord du pays, alors qu’il n’en existe actuellement que quelques-unes, principalement situées dans le centre ou dans le sud.

La question des moyens aériens de lutte contre les incendies a également été discutée. Le ministre de l’Environnement plaide pour que le pays puisse disposer de capacités propres, notamment des avions bombardiers d’eau stationnés au Findel. Il indique avoir déjà abordé ce sujet au printemps avec son homologue belge, dans l’idée de mettre en place un dispositif commun avec les pays voisins.

Le sujet a été repris lundi au Conseil de gouvernement avec le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre, qui se disent prêts à étudier cette option avec les partenaires du Benelux, de la France et de l’Allemagne. L’Union européenne pourrait financer jusqu’à 75 % de l’achat, à condition que le besoin soit clairement démontré. Pour Serge Wilmes, les événements récents – les incendies proches de la frontière, la fumée sur le pays et la demande d’aide venue de Belgique pour obtenir des hélicoptères luxembourgeois – constituent des arguments solides en faveur de ce renforcement des moyens.

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