Un chômage élevé et de nouvelles missionsL'ADEM mise sur la numérisation pour tout maîtriser

Claude Zeimetz
adapté pour RTL Infos
La numérisation devrait permettre à l'Agence pour le développement de l'emploi d'économiser du temps et des ressources.
© Julie Thilges

Les chiffres ne vont pas s’améliorer, avec la poursuite du blocage du détroit d’Ormuz, a déclaré mercredi matin le ministre du Travail Marc Spautz, lors de la conférence de presse organisée pour la présentation du rapport annuel de l'Adem. Selon les dernières données du Statec publiées mardi, le taux de chômage pourrait atteindre, dans le pire des cas, 6,5 % cette année et 6,6 % l’année prochaine. Le marché du travail luxembourgeois, jugé "très atypique", est fortement influencé par des facteurs extérieurs, a expliqué la directrice de l’Adem, Isabelle Schlesser.

Dans ce contexte, l’un des principaux défis concerne la mise en œuvre de la directive européenne relative à l’harmonisation des systèmes de sécurité sociale. Celle‑ci prévoit, en simplifiant, que pendant six mois, les travailleurs frontaliers perçoivent leurs allocations de chômage directement au Luxembourg et soient accompagnés par l’ADEM, à condition d’avoir travaillé au moins 26 semaines au Grand‑Duché.

L’Adem veut se réorganiser pour faire face à ce défi, avec un accompagnement plus individualisé selon les besoins, et espère que la numérisation permettra d’économiser des ressources et du temps. Le nombre de recrutements supplémentaires nécessaires ne peut toutefois pas encore être précisé.

Les problèmes informatiques apparus depuis novembre, liés à la numérisation du paiement des indemnités de chômage, ne sont pas encore tous résolus. 200 dossiers sont toujours en attente, dont la moitié en raison de documents manquants.

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