La 81e Assemblée générale de l’ONU s'est ouverte à New York. Quelque 130 chefs d’État et de gouvernement sont attendus dans les prochains jours pour le débat général. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a ouvert les débats. Après lui, ce fut au tour du président brésilien Lula da Silva, puis immédiatement après du président américain Donald Trump, dont l’intervention était très attendue.
Le Grand-Duc Guillaume a pris la parole en 14e position de la "session du matin", heure locale. Dans son discours, le chef de l'État a présenté les positions et les priorités du Grand-Duché face aux défis internationaux.
Le Grand-Duc a souligné que c’était pour lui un honneur particulier de se tenir à cette tribune, tout en précisant dans la foulée que l’on pouvait continuer à faire confiance à notre pays. Le mot "confiance" est d’ailleurs revenu à plusieurs reprises dans son discours. Celle-ci tend en effet à se perdre de plus en plus, alors qu’elle est précisément ce dont nous avons besoin : "la confiance dans les nations et la confiance dans les peuples".
Évoquant sa propre génération, il s’est dit fier du bagage culturel qu’il a pu acquérir, notamment grâce à ses voyages à travers le monde. Cette expérience lui a montré que l’on "peut beaucoup apprendre les uns des autres". Ce n’est qu’en "travaillant ensemble" que l’on pourra améliorer le monde tel qu’il est aujourd’hui. Et c'est désormais plus facile que jamais grâce aux nombreux moyens technologiques disponibles. Nous pouvons être connectés les uns aux autres partout dans le monde et dialoguer, et malgré tout, continuer à ne pas nous faire confiance, a souligné le Grand-Duc Guillaume.
Le Luxembourg a toujours cru en l’ONU, mais la paix ne va pas de soi. La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine en est la preuve. Le modèle du multilatéralisme n’est pas parfait et des efforts restent à faire dans ce domaine. Se pose alors également la question des valeurs que l’on souhaite transmettre aux générations futures. Le Grand-Duc s'est référé aux valeurs du scoutisme en particulier, apprises au fil de son engagement dans ce mouvement de jeunesse, tout comme l’importance de la cohésion et de faire davantage confiance aux jeunes.
À l’instar des orateurs qui l’avaient précédé, le Grand-Duc a également abordé la question de l’intelligence artificielle lors de son intervention devant l'Assemblée générale des Nations Unies. L'IA a déjà aujourd’hui une influence sur notre manière de vivre et de travailler ensemble. Il incombe aux différents gouvernements de protéger les droits et le bien-être de chacun. Dans ce domaine également, il faut davantage écouter les jeunes.
Le Luxembourg continuera à rester fidèle à son engagement, tout en maintenant au premier plan les trois piliers que sont la paix et la sécurité, les droits humains et le développement.