Le gouvernement veut clarifier le cadre légal pour les entreprises actives dans le domaine de la défense. Plusieurs sociétés luxembourgeoises travaillent déjà dans ce secteur, mais la législation restait floue, explique le ministre de l’Économie. Il rappelle qu’une loi de 2022 encadre uniquement la production d’armes sportives, sans couvrir les activités liées à la défense. Le nouveau texte vise donc à offrir une base juridique claire.
Le Luxembourg souhaite également développer davantage ce secteur. Le pays consacre des moyens importants à la défense dans le cadre des objectifs de l’OTAN, et le gouvernement veut que ces investissements génèrent un retour économique. Lex Delles estime que les entreprises qui fournissent l’armée devraient pouvoir créer de l’activité sur le territoire, notamment à travers des services d’entretien. L’objectif est de favoriser l’implantation de sociétés capables de créer des emplois et de maintenir une partie de la chaîne de valeur au Luxembourg.
Des contacts existent déjà avec des entreprises intéressées par une installation sur l’ancien site de Liberty Steel à Dudelange. Le gouvernement y prévoit aussi la création d’un incubateur destiné à accompagner des sociétés souhaitant se développer dans le domaine de la défense. Selon le ministre, une entreprise traditionnelle qui voudrait se diversifier vers ce secteur devra mener des recherches et développer de nouvelles compétences dans un environnement sécurisé.
Lex Delles précise toutefois que le Luxembourg n’accueillera pas de fabricants de chars, de avions de combat ou de missiles. Le pays vise plutôt des activités liées aux logiciels, à l’espace, aux capacités satellitaires ou aux télécommunications. L’idée est de permettre aux entreprises déjà actives dans ces domaines de renforcer leur position et de s’étendre vers des applications liées à la défense.
Le ministre espère voir les premières activités s’installer à Dudelange dans les neuf à douze prochains mois.