Annonce du gouvernementLe salaire minimum sera bien augmenté dès 1er janvier 2027

Maurice Fick
Le salaire social minimum va nettement augmenter au Luxembourg dans les mois qui viennent: 170 euros dès le 1er janvier 2027. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi en début d'après-midi le ministre du Travail, Marc Spautz. À quoi il faut rajouter l'indexation automatique de 2,5 %, sous peu.
© René Pfeiffer / RTL

Le déclenchement d’une nouvelle tranche indiciaire ne tardera pas au Luxembourg. Elle interviendra au plus tard dans les trois prochains mois. Ce qui signifie qu’une indexation de 2,5 % sera appliquée sur les salaires, les pensions et évidemment le salaire social minimum pour suivre l’évolution du coût de la vie.

Mais le salaire minimum sera, en plus, revalorisé de 3,8 % à compter du 1er janvier 2027, ce qui correspond a une augmentation de 170 euros. Cette mesure a été annoncée par le ministre du Travail, Marc Spautz (CSV) et le ministre de l’Économie, Lex Delles (DP) lors d’une conférence de presse convoquée à l’improviste ce vendredi en début d’après-midi.

De cette manière, le gouvernement réagit de manière ciblée à la hausse actuelle des prix, notamment dans le secteur de l’énergie. “Il est important que nous ayons un salaire minimum attractif au Luxembourg et que les gens puissent en vivre”, souligne ministre de l’Économie.

Actuellement, le salaire social minimum non-qualifié est de 2.703,74 euros brut, tandis que le salaire qualifié s’élève à 3.244,48 euros brut.

Avec l’indexation annoncée par le Statec dans les trois mois à venir, le salaire social minimum non-qualifié devrait passer à près de 2.771 euros brut et
le salaire qualifié à près de 3.325 euros brut.

La hausse de 3,8 % supplémentaires annoncée par le gouvernement ce vendredi ferait grimper le salaire social minimum non-qualifié à près de 2.876 euros brut et le salaire qualifié à près de 3.451 euros brut.

Afin d’alléger la charge pesant sur les entreprises luxembourgeoises qui “ne jugent pas soutenable actuellement une augmentation du salaire minimum , l’État “prendra en charge 1,3 % de la revalorisation de 3,8 %” annoncée, a expliqué Lex Delles. Les modalités de cette prise en charge par l’État restent à être définies précisément et en discussion avec l’UEL.

Quant au coût global de cette mesure sur le budget de l’État, impossible de la chiffrer pour le moment se sont défendus les deux ministres, interrogés par la presse. “Ça dépendra du temps pendant laquelle la mesure sera mise en place”. Le coût n’étant évidemment pas le même si elle est mise en place “six mois, un an, deux ans ou cinq ans”, a expliqué Lex Delles. Avant de glisser qu’elle pourrait coûter autour de “30 millions d’euros par an, voire de “40 à 50 millions”.

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